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Or ici l'expérience nous apprend que neuf fois sur dix les suites de couches, après une rétantion complète des enveloppes de l'œuf, restent normales.
La conduite à tenir se résume donc en deux mots : attendre et surveiller, en prenant les plus grandes précautions antisepiiques.
Il y a toutes les chances, si la femme n’a pas d’infection préexistante pour qu'il ne se passe rien. C’est le cas dans la plupart des observations que nous avons pu trouver de cette complication de la délivrance, relativement très rare.
Dans un cas, un commencement d'infection a immédiatement cédé à une injection intra-utérine ; dans un autre cas à uneinjection intra-utérineet au sérum antistreptococcique ; dans un troisième cas enfin un cureltage a été nécessaire pour amener la guérison.
Donc nous allons attendre, mais quelssoins allonsnous donner pendant les suites de couches à une femme qui présente de la rétention des membranes ?
Trois points devront particulièrement appeler notre attention et être l’objet d’une surveillance sévère:
1° L'état du pouls et de la température ;
2 L'état des lochies :
3° L'observation rigoureuse des précautions antiseptiques.
La température, tout d'abord,ne doit pas dépasser la normale ; mais si l'accouchement a été laborieux, surtout chez les primipares, il n’est pas rare que, pendant vingt-quatre heures après l'accouchement, elle
s'élève de un degré au maximum ; et encore le plus