‹ Rétention complète des membranesChapitre 41 sur 48 · PR ANS · texte numérisé non relu

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souvent cette élévation existe-t-elle au moment de la délivrance.

Pendant les quatre ou cinq jours qui suivent, la

température, toujours plus élevée le soir de quel-

ques dixièmes de degré, ne dépasse guère 36%5 à

36°8. Ce n’est guère que vers le sixième jour que la

: température vespérale remonte à la normale de 37° qu'elle ne doit pas dépasser.

Donc en présence d'une femme dont la température

se maintient au-dessus de 37° il faut considérer que cetle femme est en état d'infection légère, mais ponvant devenir rapidement grave.

Le» pouls a lui aussi une importance capitale.

Après la délivrance, le pouls est normalement ample, bien frappé et ralenti.

Nous avons déjà parlé de ce ralentissement physiologique particulièrement fréquent chez les multipares, et qui dure en moyenne une semaine. De la normale il tombe aux environs de 60.

‘ Nous n'avons pas à insister sur l'importance de l’accélération du pouls au point de vue des hémorragies et de l'infection. Disons simplement que le ralentissement normal n’est pas aussi prononcé chez les femmes qui ont perdu beaucoup de sang pendant la délivrance.

Les lochies sont, au début du post-partum,composées de sang, de cellules épithéliales provenant de la desquamation de ioute la muqueuse utérine et de la muqueuse du vagin, desleucocytes, de cristaux

de cholestérine, etc.,et aussi de débris de membra-

nes, dans le cas de rétention. Pendant les deux ou trois premiers jours elles ne sont guère constituées que par du sang très rouge plus où moins épais, diminuant au moment de la montée laiteuse pour réapparaître bientôt plus épaissies et de coloration foncée, et diminuer enfin graduellement jusqu à cessation complète, ce qui a lieu généralement au bout de huit à dix jours.

Il faut aussi savoir que vers le quinzième jour l'écoulement lochial, franchement sanguin cette fois, reparail pendant deux à trois jours. C’est le « petit retour de couches » qu’il faut connaître et ne pas prendre pour un fait anormal. |

La couleur des lochies a son importance. Leur coloration très foncée, noirâtre, devra appeler l’attention.

Mais leur odeur surtout, quand elle est modifiée et fétide, constitue un signe de septicémie plus ou moins manifeste.

Il y a dans cet élément d'appréciation place à une . certaine latitude. Si normalement les lochies, quand les précautions antiseptiques sont bien prises, ne présentent qu'une odeur sui generts, très légère et qu'il faut être habitué à connaître, il faut savoir que l'écoulement lochial a avec la menstruation certaines analogies: « La femme à l’état de nature ne devrait pas avoir de règles. Toute femme qui à ses

règles est une femme qui avorte d’un ovule non fécondé » (Pinard) (1).

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