Pinarn, Loc. cit
Il est donc certain que certaines femmes qui ont habituellement un état menstruel d’odeur assez prononcée auront des lochies d'odeur désagréable sans que pour cela il n’y ait rien d'inquiétant.
On peut dire qu’il faut que tous ces signes soient réunis, (et: c’est La règle qu’ils soient concomitants), pour que l’on puisse être autorisé à agir.
Dans la rétention des membranes enfin, l’observation rigoureuse des soins antiseptiques doit être pratiquée avec un redoublement de précautions. Il est évident que des toilettes vulvaires doivent être fréquemment faites,au moius.quatre fois dans les vingtquatre heures, et que la vulve doit être recouverte d’une manière permanente d’une épaisse couche d’ouate stérilisée, interdisant tout contact avec l’extérieur.
Dans le cas de rétention des membranes, nous croyons indispensable de pratiquer des injections vaginales chaudes, plusieurs fois par jour.
Mais nous croyons aussi qu’il faut qu’elles soient parfaitement faites. Dans les cas où l’on n’est pas certain que les injections antiseptiques seront données au moyen d’une canule et d’un tube bouillis, avec de l’eau soigneusement bouillie, contenue dans un récipient au moins convenablement ébouillanté, et administrées par une personne expérimentée, sachant pratiquer elle-mème la désinfection minutieuse de ses mains, nous croyons qu'ilest préférable de s’abs-
tenir.
Dans ces cas le médecin devra donner les injec-
tions lui-même autant que possible,
A Go
Ceci dit les injections bien faites ont d'immenses avantages : elles neltoient et aseptisent dans la mesure du possible la cavité vaginale,riche en germes et en saprophytes divers, la débarrassent des caillots et des liquides qui peuvent y séjourner. N'auraientelles qu'un effet mécanique elles seraient excellentes. Enfin, données assez chaudes, à une température convenable, elles favorisent l’involution utérine.
Malgré toutes les précautions prises, des complications dont nous avons déjà parlé peuvent survenir. Nous allons voir maintenant quelle thérapeutique
active nous pouvons leur opposer.
2° Traitement des complications.
1° Hémorragies
Dans le cas de rétention complète des membranes, on comprend facilement qu'au niveau du corps étranger en voile de désagrégation la contracture utérine pourra faire défaut pour ligaturer les vaisseaux déchirés, et qu'une hémorragie pourra se produire.
Ces hémorragies sont souvent intermittentes : un caillot se forme, fait une hémostase provisoire ; bientôt il cède et l’hémorragie recommence, ou bien alors lorsqu'il acquiert un certain volume il excite l'utérus qui, se contractant, le détache et l’expulse: d’où nouvelle hémorragie.
Ces hémorragies se produisent généralement assez
tard :six, huit, dix et même quinze jours après l’ac-