‹ Rétention du placenta Sans complications après l'avortementChapitre 9 sur 17 · TETE · texte numérisé non relu

TETE

lonnage à la glycérine créosotée et tamponnement utérovaginal.

Le soir T 378.

Le 13 janvier 1895 la malade est pâle et fatigué, le matin on enlève le tamponnement T 37°7, le soir on donne une injection intra-utérine T 37°8. Le 14 l’état général est bon le matin T 3706, le soir T 398. Le 15 au matin frisson de 20 minutes T 40°4, le soir T 37°8. Pendant quelques jours la température oscille autour de 38 puis revient à la normale.

Outre ses conséquences immédiates l’avortement surtout suivi de délivrance tardive et plus ou moins complète présente des suites éloignées qui échappent à l'observation des accoucheurs mais que l'on est appelé à constater chaque jour dans la pratique de la gynécologie.

En étudiant l’histoire des malades atteintes d’affections utérines, comme nous avons eu l’occasion de le faire dans le service de notre maître M. le Docteur Landrieux, on trouve très souvent comme point de départ un avortement plus ou moins compliqué.

Le professeur Jacobs (1) de Bruxelles dit que dans 5 ou 600 cas sur 1000 on doit incriminer l’avortement et la rétention : « Retenue dans l'utérus après

l'avortement la caduque subit des phénomênes de regression ou est éliminée par lambeaux avec les

(1) Jacobs. — A propos de l’avortement. La Policlinique décembre 1895. ‘

lochies expulsion qui peut se faire sans incident. Mais on voit le plus souvent cette rétention devenir le point de départ d’hémorrhagies très inquiétantes et de septicémie ; elle entrave l’involution normale et amène l'inflammation de l’endométrium, les déviations etc. »

En résumé :

La rétention du placenta après l'avortement s’observe surtout du 2° au 5° mois.

Elle est la règle dans les avortements gémellaires.

La dysménorrhée membraneuse, les affections de la muqueuse utérine y prédisposent. |

La présence de fibromes dans l’utérus peut y contribuer.

Elle peut durer exceptionnellement un temps très long sans provoquer d'accident.

Lorsque la femme n’est soumise à aucune cause d'infection elle est exposée à des hémorragies répétées.

Ces hémorrhagies se produisent surtout quand le placenta est décollé en partie.

Ce décollement partiel, accompagné souvent d’un état d’anémie aigüe favorise l'infection en lui donnant une porte d'entrée dans un excellent milieu de culture et sur un terrain dont la résistance est amoindrie,

L'infection peut éclater brusquement, en sons le 3° jour. À \

L'intervention pratiquée dès le début des acci-

dents ne suffit pas toujours à Fr immédiatement l'infection.

es ht — .

es A La rétention du ire sans. Rooident rmnédiet laisse la matrice volumineuse et ramollie par suite du

retard qu’elle apporte à l'involution.

C'est une cause très fréquente de métrites chro= hu. Æ

niques et dé déviations utérines, + Re 2

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