LES EXIGENCES DU TEMPS ET LA OLASSE AGRICOLE
ne pourra que faire aimer davantage ce petit “chez soi ”.
Quant aux habits, c’est toute une affaire. Croyezvous que le jeune homme de la campagne veuille s’habiller, aujourd’hui, comme le paysan d’autrefois ? Et la jeune fille done. ? Alors il faut faire des concessions. Le point (iffiuile. ici, est de garder la juste mesure, Eh hie:. sardons 'à principe,
mais prêchons fort la nsire Le gra danger est naturellement qu'er voulant se coni rmer aux Convenances, on tom: bien vic «:1s un luxe rni-
neux et ridicule, nous y reviens rone
Et les amusements ? Autrefois. * Ja campagne, chez nous, on savait mieu: :’:muser qu’aujourd’hui. Il y avait, au moins. un peu plus d’entrain, C'était les frolics (1), la semaine du broyage (2), les soirées des fouleries (3), puis les fameuses par-
(1) Frokic, dans le langage acadien, veut dire corvée, non pas dans le sens strict que lui donne le dictionnaire français : travail gratuit qui était dû par le Paysan à son stisneur ou à l'Etat. Ce travail était un travail gratuit, dur et contraint. Les frolics et les corvées tels que nous les comprenions en Acadie constituaient, sans doute, un travail gratuit, mais qui s’opérait toujours avec charité et avec joie entre voisins. L’hibitude n'est
ư encore perdue et puisse-t-elle toujours rester parmi nous.
e sont, ni plus ni moins, de vrais fêtes de travail où l’on s’amuse tout en rendant service à un voisin.
(2) La semaine du broyage: Rassemblement de voisins à l’occasion du broyage du lin qui donne lieu toujours à des réjouissances champêtres.
(3) Les fouleries : C'était l'époque où l'on foulait la bonne étoffe du pays. On plaçait les pièces d'étoffe dans une auge qu'on avait eu soin de remplir d’eau bien chaude avec forte dose
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ties de cartes à l’autre bout du rang, chez Baptiste à Jacques ou chez Pitre à Frédéric. De tous ces amusements, il ne reste plus que le souvenir. Et c’est dommage pour notre jeunesse ! L’excès en toute chose est condamnable, et dans les amusements plus qu’en toute autre; cependant fant-il ne pas exagérer en sens contraire. Les amusements, les récréations sont nécessaires si l’on veut garder les jeunes gens chez nous. Sachons donc leur faire aïmer la vie à da campagne, par des réunions honnêtes et récréatives, Quelles sont les paroisses qui ne possèdent pas, au moins une salle publique ? Eh bien, rien n’est plus facile que d’y réunir les jeunes gens de temps à autre Pour un petit concert à date fixe; on peut aussi leur donner une conférence où l’on pourrait, avec avantage, joindre l’utile à l’agréable. Nos sociétés nationales pourraient, certes, se prêter à cette bon œuvre.
Que les parents s'efforcent de faire aimer le foyer. Ce sera plus facile tant que les enfants seront en bas âge; mais aussitôt que ceux-ci commen: cent à grandir et qu’ils cherchent déjà les distractions à l'extérieur, il leur faudra trouver d'autres moyens de les attacher au toit paternel. Si, pour
de savon. Les jeunes gens, à tour de rôle, se faisaient une gloire, ave de longs bo's ronds, sous forme d'avirons, d'aller y faire sauter les bulles de savon. On y chantait tout le répertoire des vieilles chansons canadiennes: La soirée se terminait toujours par le. réveillon.