L'ÉCONOMIE ET LA CLASSE AGRICOLE
fructifier les sous qu’ils économisent sur leurs Plaisirs, leur enseigner à limiter leurs dépenses aux chiffres de leurs revenus et à tenir un compte exact de leurs recettes et de leurs déboursés et à ne pas chercher à dépasser leur condition, tel est le but excellent des Caisses Populaires, qui contribuent à refaire l'éducation économique de la classe agricole. Les résultats, au point de vue financier, ne sont pas moins encourageants, partout où ces Caisses fonctionnent et où elles sont tant soit peu favorisées, “ L’Action Catholique ”, du 3 février 1916, donnait le compte rendu du bilan de huit de ces Caisses, et nous disait que le mouvement général de leurs affaires se montait, à cette époque, à $4,004,147.76 et celui de leurs prêts à 82,354,540.41. “Lorsqu'on pense que ce montant est tout simplement le produit des petites économies d’humbles cultivateurs, pour la plupart, ce chiffre est prodigieux. Que de paroisses, dans la province de Québec, se sont entièrement relevées au point de vue économique avec ces Caisses d'épargne! Elles ont enseigné, en plus, l’économie et la prévoyance ; elles ont tué le luxe ruineux et ridicule qui les désolait ; elles ont paralysé l’œuvre néfaste des usuriers, en permettant aux habitants de faire des emprunts à des conditions faciles et raisonnables ; elles ont facilité l'amélioration des terres et des bestiaux. Bref, elles ont entièrement changé la face des affaires à tous les points de vue.
Dans l’œuvre du relèvement de notre population rurale, pour l'avancement de l’agriculture dans 208 paroisses, convainquons-nous bien d’une chose ; il faut revenir à l’économie et j'ajouterai :
Sans la Caisse populaire, pensez-y bien, Tout ne vous servira de rien,