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COOL-BROOK

moral qui semble s’allonger sur plusieurs milles détendue; ce rang qui tire son nom de la distance qui le sépare de Campbellton : Seven-Mile-Ridge, est occupé par d’assez bons fermiers qui tirent déjà de la culture de la terre une bonne partie de leur subsistance.

En arrière de ce rang se trouve la zône colonisable; il n’y a plus ni montagne ni colline sur une espace de dix à quinze milles peut-être en profondeur ; le sol n’est pas moins bon que celui de Cool- Brook. Ce terrain si vaste possède en outre le grand avantage d’être à proximité de Campbellton où tout se vend au plus haut prix. C’est l’endroit excellent pour l'élevage des bestiaux. Aussi, a-t-on eu soin de l’exploiter depuis ces dernières années et ce avec un véritable succès. En voici la preuve: depuis cinq ou six ans, trois bouchers fournissent une partie des viandes fraîches consommées à Campbellton pendant l'été. Or la plupart des bestiaux abattus par ces trois bouchers, pour cette fin, ont été achetés chez ces humbles éleveurs de Cool- Brook. C’est un progrès dont il faut tenir compte. En voici un autre non moins digne de mention : pendant les années 1913 et 1914, Cool-Brook a fait moudre plus de grains que la paroisse de Balmoral malgré une population beaucoup moindre. N’estce pas là la preuve évidente qu’il peut se faire une culture sérieuse à Col-Brook comme ailleurs,

Régions du chemin de fer de l'International (1)

Toute cette région qui s'étend de Campbellton jusqu’à la ligne du comté de Victoria, sur une distance de 70 Milles, n’a été connue, pendant plusieurs années, que par nos explorateurs de forêts et nos marchands de bois. Lors de la Construction du chemin de fer de l'International, qui réunit Campbellton à St-Léonard de Madawaska, distance de 112 miles, et lors de son Parachevement en novembre 1910, lorsque les trains commencèrent à fonctionner régulièrement, il me fut donné de visiter cette région et de Comprendre tous les avantages qu’on pouvait en: retirer au profit de la Colonisation. É

Tant que dura la Construction du chemin de fer, le missionnaire visitait régulièrement, Chaque mois, ces rudes travailleurs armés du pic ct de la pelle, Il y eut des messes Célébrées, pour eux, tout le long de la voie, sous des tentes, sur les marChe-pieds d’un store-car, au milieu des souches, partont. Voici le récit d’une de ces missions, lors de la construction de l'International. Il a été écrit pour l’'Evangéline, Sous forme de billet du soir, quelques

(1) Ce chemin de fer est sur le contrôle du Gouvernement fédéral depuis septembre 1914, et est désormais considéré comme un embranchement de l'Intercolonial,

LÜGIONS DE L'INTERNATIONAL 131

années plus tard, intitulé: “ Une messe en plein air.”

“ C'était le 20 juillet 1908, Québec fêtait le troisième centenaire de sa fondation. Le successeur de Mgr Laval, Monseigneur Bégin, célébrait la messe, ce jour-là, en plein air, sur les Plaines d'Abraham, en présence d’une foule immense accourue des quatre coins du Canada. Le faste et les richesses du décor, la cour royale de François Ier, vivante dans sa représentation, les pageants avec leurs uniformes de toutes nuances, les fanfares nombreuses, les sourds et solennels mugissements des canons dela citadelle. .., tout donnait l’aspect d’une fête magnifiquement belle et encore sans précédent dans l’histoire Ge la vieille cité de Champlain.

À quelque cents milles de distance, à pareil jour, à pareille heure, une autre messe se célébrait aussi en plein air; et pour être moins grandiose, la cérémonie n’en était pas moins sublime et tou- Chante. Dans la forêt de Ristigouche, sur la voie d’un chemin de fer en construction, un jeune prétre missionnaire montait à l’autel. Là, rien d’éclatant! Deux tronçons d'arbre réunis, quelques planches brutes entourées de quelques sapins, tel était l’humble décor de cet autel improvisé. Ce qui touchait davantage, c'était la vue de cette foule de courageux ouvriers agenouillés sur la terre nue,

dans l’attitude d’une foi et d’une piété dignes de nos premiers chrétiens. Plusieurs reçurent la sainte communion à cette messe, On en voyait

.des sueurs d’un travail quotidien, dur et Pénible; mais toutes les figures, €n ce moment, rayonnaient de joie et de bonheur. Après la messe, le jeune missionnaire leur rappelle les grandes démonstrations, qui doivent, à cette heure, se dérouler sur le vieux rocher de Québec, dans cette Célébration à jamais inoubliable du troisième centenaire de sa fondation. I] leur parle Surtout de cette belle et unique messe qui se célèbre sur les Plaines d'Abraham. Transportez- Vous, par la pensée, à trois siècles en arrière, ajou-

mystères, pour la preouvelle, est la prise de ar le Christ et par l’Edu progrès et de la civili- Tout à l’heure, pendant ‘ue ostie au-dessus de vos têtes,

Possession de cette terre p glise. C’est aussi l'ère sation qui s'annonce.

je tenais la sainte H

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