TERRAINS DE LA NEW-BRUNSWICK LAND CO
à la compagnie, dite New-Brunswick Land, 900,000 arpents de terre dans le comté de Victoria, et 34?, 000 dans le comté de Madawaska, comme moyen ae créer des fonds pe r la dite construction. La susdite compagnie tailla ses ‘terrains dans les riches terres à bois du pays, en suivant la rivière St- Jean, à une distance de 7 à 10 milles de la rivière. Les concessions de Drummond, St-André, St-Léonard, Ste-Anne et de St-Basile touchent à ces terrains ; et, défense d’aller plus loin.” Ce qui a paralysé la colonisation dans le comté de Madawaska se renouvellera dans le comté de Ristigouche... Déjà, une de ses paroisses, Anderson, est limitée par les terrains de cette compagnie et, à nous aussi, il a été dit: défense d’aller plus loin. Pour remédier à cet état de choses des plus lamentables pour l’avancement de notre pays, voici ce que le même Rév. M. Babineau, de regrettée mémoire, ajoute: “ Le Gouvernement de Frédéricton a ouvert un crédit de $100,000 pour la colonisation et veut envoyer en Angleterre des agents de recrutement. Le Gouvernement ne pourrait-il pas dépenser ces argents plus judicieusement en rachetant ces terrains de la New-Brunswick Land Co., pour les ouvrir à la colonisation ? Les nôtres n’attendent que cela pour en faire la conquête. On pourra peut-être dire que la compagnie ne veut pas vendre. Alors nous avons là un obstacle sérieus à la
colonisation. Voilà une œuvre à faire pour le co: mité exécutif de colonisation ; faire des démarches auprès de qui de droit pour le rachat de ces terrains par le Gouvernement, et dans peu, nous y verrons nos jeunes gens transformer ces terrains € Campagnes fertiles, belles et Prospères.” Ce Vœu ne sera-t-il jamais réalisé ? I] appartient aux nôtres qui sont à la Législature de Frédéricton de nous le dire.
Une nouvelle paroisse en perspective.
À mi-chemin entre Anderson et Kedgéwick, en suivant la voie ferrée, un groupe de colons viennent de s'établir. Il peut y avoir environ cinquante famill:« La division de cette paroisse au point de vue religieux est déjà chose accomplie. Le site de la nouvelle église est marqué par une croix qui a été bénite par le Rév. M. J.-B. Thibeault, curé de Kedgéwick et desservant de la nouvelle mission. La cérémonie eut lieu en novembre 1915. Le site choisi pour cette nouvelle paroisse peut comprendre environ deux cents lots, ce qui est suffisant par conséquent pour créer une bonne et forte paroisse. Quelques moulins à planches se sont déjà transportés dans ces Parages; et l’on parle d’en bâtir un qui avoisinera le terrain Choisi pour le site de l’église. Personne ne doute du succès qui accom-
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Pagnera la fondation de cette nouvelle paroisse, Aussitôt les lignes tirées les colons vont la peupler comme par enchantement. Vu le nombre déjà assez considérable de ses habitants, vu surtout la rapidité avec laquelle d’autres viendront dans la suite, bientôt un prêtre y aura sa résidence. Avis donc aux intéressés de s’empresser de venir prendre le lopin de terre de leur choix.
St-Laurent (White-Brook) sur l'International.
St-Laurent n’est éloig. ‘ de Kedgéwick, vers l’est, que de six milles. Présentement il peut y avoir une dizaine de familles, avec magasin, bureau de poste etc. Cette mission est également desservie par le Rév. M. J.-B. Thibeault, curé de Kedgéwick. A part quelques lots un peu marécageux, qui avoisinent la ligne du chemin de fer, et qui, pour cette raison, feraient croire à un terrain impropre à la culture, tout est parfaitement cultivable. J'ai eu l’occasion de visiter ces terrains, jusqu’à douze milles en m’éloignant de la voie ferrée, et je puis affñrmer qu’il y a là un sol riche, et des terres propres à la culture et très fertiles.
Depuis deux ans, l’on demande que ce vaste terrain soit ouvert à la colonisation, pourquoi ne l’estil pas encore ? Pour ce dernier comme pour d’au:-
tres où nous pourrions fonder des paroisses, oh ge demande Pourquoi le Département des terres ne 12 concède pas. Les Compagnies y ont enlevé la plus grande partie de bois marchand, puisque l’on Y Coupe, depuis au moins dix ans, toute espèce de bois. Il n’y a plus de raison, il nous semble, pour que le Département refuse, aujourd’hui, la prise de possession de ces terrains par les colons. Pourquoi ? Demandons-le à nos gouvernants et à nos députés ; exigeons d’eux une réponse, et que cette question de colonisation soit réglée, une fois pour toute. L'affaire est trop sérieuse et trop importante pour l'avenir de notre pays et des nôtres, pour qu’elle ne nous préoccupe et ne mérite point toute notre attention.
Napier, sur l'International. (Shive-Shed).
Plus rapproché de Campbellton, à 23 milles environ, le voyageur qui se donnera la peine de regarder de chaque côté de lui, lorsque le conducteur du train criera Napier, autrefois Shive-Shed, verra à droite une montagne, à gauche un ruisseau tortueux, le Grog-Brook, qui va se jeter, quelques milles plus bas, dans la rivière Upsalquitch. Napier ne lui dira rien de bon, vu à distance. Alors, s’enfoncera-t-il le nez dans son journal, s’il en a un,