APPEL AUX COLONS DE LA PROVINCE DE QUÉBEO
donc, nombreux et choisis, ces fiers et courageux colons envahir nos bois et nos forêts, en reculer les limites sous la cognée vigoureuse et faire surgir ensuite de nombreuses paroisses catholiques qui seront l’espoir de l’Eglise et l’orgueil de la Patrie.
Appel aux colons de la Province de Québec
Que de familles, chaque année peut-être, quittent la belle Province de Québec pour aller chercher un coin à cultiver à l'étranger ! Je ne veux pas dire qu’elles ont raison, certes; mais puisqu'elles cherchent à s'établir ailleurs, pourquoi ne pas venir ici de préférence à l’Ouest, à l'Ontario et surtout aux Etats-Unis ? Etant au Nouveau-Brunswick, elles se trouveraient si peu éloignées de Québec qu’elles pourraient encore en ressentir l'influence, dans une certaine mesure. Elies viendraient, en outre, renforcer les rangs déjà assez compacts d’une population sœur qui a, comme elles, les mêmes aspirations nationales et religieuses. En 1913, Agricolae Amicus dans l’'Evangéline, au sujet de la colonisation dans notre comté de Ristigouche disait : “Il est de la plus haute importance pour l’élément français de s’emparer de ces nombreux domaines. Le branle est déjà donné, ne nous arrêtons pas, toutefois, en si belle route.
C’est un point stratégique, si je puis dire, à ne #y point méprendre, reliant les deux grands centres ie des rives de la Baie des Chaleurs et
du Madawaska ; avec l’International, traversant cette fertile contrée dans toute sa longueur les communications sont faciles. Dans cette noble tâche, Québec, la vieille province, nous a déjà aidés. Elle peut et doit nous aider encore. Les sacrifices que cela lui imposera, sa situation les lui permet. Et d’ailleurs, elle en sera amplement récompensée par la noblesse de l’œuvre accomplie et par la satisfaction qu’elle en éprouvera. Allons, grande sœur aimée, manifeste une fois de plus ta générosité pour tes frères d’Acadie et envoie-nous le trop plein de tes campagnes, tes vaillants et intrépides défricheurs ! Nos compatriotes d’au delà des lignes doivent aussi prendre part à cette belle œuvre. Soubhaïitons pour le bien du pays en général, et des nôtres en particuliér, qu’il se fasse un courant d’émigration de tous ces chers éloignés vers nos régions si fertiles du nord de cette Province du Nouveau-Brunswick.” =
L’Action Sociale de Québec, la même année, en parlant également de cette immense région de Ristigouche à coloniser, écrivait: “ Nous ne saurions trop encourager les jeunes gens de nos vieilles paroisses à se diriger vers ces terres fertiles, où ils trouveront de, quoi [les satisfaire, au lieu de s’en aller aux Etats-Unis ou vers l’Ouest. Groupés sur les frontières de la Province-Mère, ils en ressentiront l’influence, ils seront plus forts et la cause nationale aura tout à y gagner,
Anno Tricesimo Primo Victoris Reginsæ