‹ Retraite ecclésiastique d'après l'Évangile et la vie des saintesChapitre 109 sur 207 · IV. - Liens entre la lecture et l’oraison · texte numérisé non relu

IV. - Liens entre la lecture et l’oraison

L’Eunuque, en revenant du temple où il était allé prier, loin de se délasser de son application à l’oraison par des conversations frivoles, complétait l'oraison par la lecture. En effet, ces deux

exercices sont deux intimes qui se comprennen!

et se prêtent un mutuel appui. Dans l’oraison, le travail de l’homme est plus considérable , pour À fixer le sujet dans sa mémoire, en étudier successivement les points, en approfondir les lois et en déduire les Ste pratiques. Dans la lecture c’est un ami, c'est le saint auteur qui fait

pour nous ce travail préalable ; il nous suffit d'ou vrir notre esprit pour comprendre et de présenter notre cœur pour recevoir la céleste rosée. L’oraison avait occupé de préférence le début de la journée, pour que la grâce y prit le gouvernail et soufflât sur les voiles de la barque, pendant cette

traversée qui dure un jour; la lecture est la bien faitrice de la journée entière, elle sert à l'âme ee

de repos au milieu des fatigues, et lui op l'attrait de l’oraison proprement dite. On s é appliquera dans la suite avec plus d’ empressement et de fruit.

Et que de fois, même en lisant, ne sen- | tons-nous pas une pensée nous pénétrer, nous 1e envelopper, nous porter à suspendre, à fermer les yeux pour mieux goûter! Ainsi faisait la bienheureuse Vierge Marie, Siège de la Sagesse, quand, ayant conservé dans sa mémoire tout ce qu’elle avait vu et entendu de son Fils, «elle en conférait dans son cœur ‘ ». Quel nom donner alors à ce qui se passe? Est-ce une lecture méditée?

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