‹ Retraite ecclésiastique d'après l'Évangile et la vie des saintesChapitre 12 sur 207 · N MENTALE · texte numérisé non relu

N MENTALE

e une nouvelle traversée. C’est peut-être moins doux que l’oraison du soir, mais c’est. plus pratique; aussi celui qui ne fait qu'une oraison | par Jour la place-t:il de préférence le matin, de bonne heure: l’âme qui n’a pour ainsi dire pas encore regardé les choses terrestres, en est d’au- tant plus capable de discerner celles de Dieu.

2. Marie priait sey/e dans sa cellule, sans té- moin, en silence, loin de toute conversation. Le | choix du /Zex de l’oraison est important, comme celui de l'heure. Le lieu saint offre évidemment Pide grands secours, c’est la colline de l’encens, le

prendr

4 est investie de Dieu, l’oraison reçoit une em- ‘4 preinte sacrée. Mais la maison du prêtre n’est- elle pas aussi un lieu saint? Il a eu soin d'y dé-

dier à Dieu, dans sa chambre de travail ou de 3 repos, une place réservée, sorte de sanctuaire orné de ses mains, dont il est lui-même le plus

chit, qu’il s’épanche, qu’il se prosterne, sans craindre aucun regard humain. L'exercice fini, quel- que chose de sacré reste à cette place, et quand, pendant le jour, on passe et repasse, la mysté- : rieuse vertu de l’oraison s'y retrouve encore; sans parler à Dieu, on le respire; et toute la maison, comme celle de Simon le lépreux, où Madeleine avait pénétré, y brisant son vase d’albâtre, est remplie des bienfaits et de la suavité du parfum ”.

PATUTOAN XII 3.

OT

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