PS. CXLIV
tent-ils d’être appelés enfants de Marie, frères de Jésus. | Pe Dans ces inclinations, dans ces aptitudes de l’homme à la miséricorde, où les qualités de la nature se mêlent aux dons de la grâce surnaturelle, le divin surabonde, non seulement à la racine, “mais dans les rameaux; c’est ainsi que la misé-
ricorde, par son côté élevé, se rattache à la vertu de religion. Quel est en effet son but final? « Dieu très saint, mieux honoré et mieux glorifié par ses créatures ». Lors donc que certains auteurs anciens
montraient la miséricorde comme se rattachant « à.
la liturgie sacrée, » loin d’abuser des termes, ils
comprenaient à merveille le fond des choses. « N’ou-
bliez pas, disait dans ce même sens l’apôtre S. Paul, la bienfaisance et la communion de la charité, car
c'est par de telles hosties que l’on mérite Dieu. : » Vraiment ce sont là de belles hosties, offertes au Tout-Puissant: hosties de louange, quand les malheureux dont on a pitié font monter vers le ciel leurs chants d’action de grâces; hosties en quel-
que sorte sanglantes, lorsque, pour exercer la miséricorde, on fait le sacrifice de sa tranquillité Ë on se remplit l'âme d’angoisses, on consume les heures et les jours, on se prive des joies terre-
stres, même les plus innocentes, on épuise ses
ressources de fortune et ses forces corporelles mêmes, jusqu'à en mourir. Encens de la reconnais-