‹ Retraite ecclésiastique d'après l'Évangile et la vie des saintesChapitre 122 sur 207 · HEBR. XIII · texte numérisé non relu

HEBR. XIII

sance, ou fumée des victimes immolées, il y a tou- Jours là pour Dieu, comme dit le même Apôtre, «un sacrifice d’agréable odeur * ».

Mais aprés avoir payé ce tribut de religion à Dieu, auteur de tout don parfait, et après avoir reçu du ciel une empreinte sacrée, la miséricorde se penche vers les hommes, Son principal mo- s: bile sera-t-il une raison d'intérêt propre, comme :

celle d'obtenir, en pratiquant la bienfaisance, la

contrition et le pardon des péchés ? Sera-ce la

pensée que, dans une affliction semblable, on

aimerait à recevoir du soulagement? Ces motifs sont louables, mais ne sont pas indispensables, et

ne sont pas, en général, les plus déterminants.

Telle âme riche en miséricorde est d’une inno-

cence qui ne lui laisse presque aucun besoin de purification devant Dieu; telle autre est une âme mortifiée, qui s'impose volontairement des souf- frances bien plus grandes que celles dont elle désire délivrer le prochain. Le grand motif de la . miséricorde , c’est elle-même, c'est le penchant à __ compatir pour compatir, à soulager autrui pour lui, sans préoccupation de soi. ; __ Mais autrui qui sera-ce? Au point de vue rationnel, c’est la proximité de nature ou la parenté qui règle l’ordre et la mesure du dévouement ; ainsi en est-il d’un enfant pour ses parents, il n’a rien de plus proche sur la terre; ainsi des

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