N’'avons-nous pas cédé à la colère spiri
tuelle, issue d’un faux zéle, nous illusionnant
jusqu’à la regarder comme un devoir, une vertu, une louable manière de défendre les intérêts di- = vins? N’avons-nous pas mérité par là de nous
entendre appliquer la parole de Jésus à ses dis- ciples, quand ils appelaient le feu du ciel sur une cité coupable: « Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes? ’ »
< 8.° Cette colère spirituelle ne nous a-t-elle pas rendus Âpres et intolérants, en paroles ou en actes, pour les défauts d’autrui qui se glissent trop souvent jusque dans l’accomplissement des choses de Dieu? Ne sommes-nous même pas devenus intolérants jusqu'à censurer impitoyablement tel genre de piété, telle forme de zële qui ne s’harmonisent pas avec notre caractère et notre
© Luc. 1X, 55.
fi MO APRES : ; Ro éducation, tel adoucissement dans la discipline ecclésiastique contraire à nos vues sur la pénitence et sur la réforme des mœurs? |