Ne nous sommes-nous pas laissés empor
ter par la colère jusque dans l'exercice des fon-.
tions saintes ; en chaire par des invectives déplacées et des allusions personnelles blessantes; dans
la direction des chants sacrés, ou dans la pompe
des processions publiques, ou même jusqu’à l’au-. tel, pendant la célébration du Saint Sacrifice, par
des brusqueries et des paroles violentes? N’avons- | nous pas scandalisé ainsi les fidèles et les incroyants mêmes, venus peut-être, par extraordinaire, prendre
part à quelque fête religieuse?
11.° Avons-nous pris en compassion les personnes dominées par la colère, nous abstenant de les condamner, les excusant volontiers, au contraire, à cause des circonstances, ou de leur naturel irascible, ou de l’état maladif dont elles sont affigées, ou des chagrins et des peines morales qui les accablent? Loin de les exciter davantage quand elles se confiaient à nous, soit en les rebutant, soit en approuvant leurs griefs, leurs plaintes et leur animosité, avons-nous tâché de