IV. - Hominem non habeo
« À quoi me servira, dit le négligent, l’homme. de peu de foi, à quoi me servira de remuer toute mon âme par l’examen et de constater mes nombreuses maladies, si je n'ai personne pour me prendre entre les bras et m'assurer la guérison? : Les Docteurs recommandent au simple fidèle de choisir son directeur entre mille et dix mille, combien plus le prêtre at-il lieu d’être difficile dans:
son choix! »
Sans doute cette sollicitude à choisir son guide est un acte de sagesse, elle honore le prêtre: quand: un poste lui est assigné, il a soin d'examiner, avant toute question d'avantages temporels ou d'installation commode, sur qui pourra tomber son élection, comme père spirituel. Mais il saura e choisir avec confiance, entre les hommes dont l'accès va lui être possible. Des secours médiocres employés avec foi grandissent en puissance ; et, d'autre part, les dispositions du pénitent, son humilité, sa candeur, son obéissance, son esprit de componction, ses désirs de sainteté décuplent les qualités de son directeur. Celui-ci peu à peu s'intéresse davantage au ministère qui lui est confié, il sent croître en lui-même l'estime des vertus de son état, en particulier de la pureté de conscience: il éprouve de plus vifs désirs de sa propre sanctification, et c'en est assez pour le rendre beaucoup plus apte à faire du bien au