COL. III
| glacé, < hs incapable de se laisser amollir par la E. componction ou attendrir par la piété. Au reste, éussions-nous quelques aspirations au DRE
Dieu est saint avec le saint, avare avec l’avare ?
nous n'avons donc rien de grand à attendre de . lui et de sa grâce pour notre progrés dans la . perfection sacerdotale. Une vie neutre, mesquine, À nulle, sera le dernier mot, et tout le résultat de à | notre existence, si longue qu’elle puisse être. Ne | nous en plaignons-pas; nous avons notre salaire.
E 4 II. - Avarice spirituelle.
C’est dans un sens large que cette parole est prise par les maîtres de la vie intérieure, comme se rattachant aux péchés capitaux. Mais l'application en est trop pratique, pour que nous dédaignions de la comprendre dans le présent “examen. Il ÿ a donc, sous ce rapport, trois espéces d avarice dont nous devons nous défier, et sur lesquelles nous saurons au besoin nous ré-
former.
! 1.9 Avarice des biens du corps. - C'est un de- - voir, sans contredit, d'observer dans l’ acquisition et la dépense des forces corporelles, les règles de la discrétion. Il est plus aisé de diminuer ce É capital, s’il dépasse les besoins, que d'y remettre l'équilibre, s’il est en défaut. Mais l’avare dont
PO ER Ne Te A bis
2 Ps. XVII.
nous parlons, exagère à plaisir les règles de la prudence. Se soigner et s'épargner est sa grande affaire. Toujours il craint pour lui, pour ses repas, : pour son sommeil, pour sa longévité, comme si. le premier et le plus nécessaire de tous les biens était la conservation de sa personne, Que sont, en comparaison, les intérêts de Dieu et des ämes? Par suite de ses calculs égoistes, le fardeau du travail obligatoire pèsera trop lourdement sur d’au- : ‘tres : que lui importe? S'il fût resté dans le monde, ; loin de pouvoir s’accorder de tels ménagements, il i aurait eu, par la nécessité même de sa condition, le : froid, la chaleur, les veilles, les privations, pour familiers de tous les jours; il l’a oublié. L’indé-’ pendance dont il jouit et le caractère paternel
de l'éducation qu’il a reçue à Fombre du sanc-
tuaire, ont abouti à lui créer des servitudes, des appréhensions, des manies en même temps ridicules et déplorables. Les maladies et la mort viendront, malgré tout; et qu’aura-t-il gagné, en fin de compte, même pour cette terre? :