‹ Retraite ecclésiastique d'après l'Évangile et la vie des saintesChapitre 97 sur 207 · ROM · texte numérisé non relu

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l'humilité, vaque à la prière et s’astreint à la mortification des sens. Par là, il contracte des habitudes de vigilance, de sobriété, d'austérité, de gravité dans la tenue, qui sont pour lui un bou- clier protecteur.

4° Entend-il préconiser, par des hommes en- nemis du joug, certains principes séduisants sur

la facilité avec laquelle il convient, disentils, de

s'adapter au sans-gêne et aux manières libres du

monde, comme étant de nos jours le bon ton et

la marque d’un esprit large ; loin d’embrasser ces

maximes funestes, il les abhorre et surveille de

plus près sa vertu. Sa circonspection redouble

“pendant les choses saintes, comme le service

de l'autel, l'administration des sacrements, l’assis-

tance des malades, les entretiens particuliers avec

les personnes qui demandent conseil. Il s’observe jusque dans l'instruction de l’enfance et dans les témoignages d’affection qui s'y mêlent. Si jamais des docteurs de pestilence osaient excuser, justifier, préconiser même devant lui, les faiblesses du

cœur et les penchants au sensualisme, sous le nom de simplicité ou sous le voile de maximes soi-disant spirituelles, il reconnaîtrait vite dans ces insinuations l'antique serpent, appliqué toujours à charmer les âmes pour les mieux blesser; et il lui dirait pour toute réponse: Refire-toi, Satan. Jamais, il en est convaincu, ni les mouvements de la grâce, ni les maximes des Saints ne justifieront ces prétentions sacrilèges de la nature corrompue. Tou-

jours il sera vrai que, se conformer au siècle hé serait nullement le réformer, ni le guérir, mais” plutôt contracter ses maladies et fortifier ses oppositions au régne du Christ, fondé sur Phumilité, la modestie et la pureté *.

5.° Certains autres lui diront peut-être encore qu’il est permis, louable-même, de s’adonner aux lectures romanesques et libres, pour se mettre. au courant des idées régnantes, être à même de. discourir avec les gens du monde sur les publi-

cations en vogue, donner de l'actualité à sa pré-

dication, compléter, en un mot, l’éducation cléri-

cale. Loin de suivre ces faux docteurs, un instinct

de grâce, développé par, la bonne éducation, le remplira d’aversion pour ce genre de lectures, persuadé qu’elles ont pour résultat de fausser l'esprit, d’amollir le cœur, de déformer le langage et les mœurs ecclésiastiques, de ternir, à la longue, la plus délicate des vertus.

6° Si ses rapports avec les personnes du monde soulèvent la critique, ne füt-ce que sur de simples apparences, loin de dédaigner d’en tenir compte, loin d’accentuer au contraire sa manière d'agir, comme pour protester contre l’opinion, il s’observe plus scrupuleusement. Sous aucun prétexte, il ne veut permettre qu’à son occasion le nom de Dieu soit blasphémé dans le siècle, par les croyants ou par les incroyants ?.

: ROM. xu1, 2. — 2 ROM. 1H, 24.

7. Eprouve- Li malgré sa prudence dans la | conduite et sa fidélité aux pratiques tutélaires de Ja pureté, des tentations douloureuses et persistantes, il se garde de s’en décourager. Son humilité, sa confiance en Dieu, son obéissance au

directeur en deviennent au contraire plus . COns-

tantes, et il arrive, par là, à convertir en moyens d'avancement dans la vertu les tempêtes déchainées contre sa fragile nacelle.

Examinez-vous sur tous ces points et voyez

en quoi vous devez réformer vos idées, vos visites, vos paroles, votre conduite.

Conclusion.

Pyière de l'ame au milieu de ses tentations.

O mon Maître! Ô mon Protecteur! où êtes- vous? © bon Jésus où êtes-vous? Voici que Sa-

n, la chair et le monde attaquent puissamment

mon âme! Je souffre violence, oui, je souffre vio- ‘lence; venez Seigneur, défendez-moi contre mon ‘adversaire et délivrez-moi, pour que je ne me constitue pas votre ennemi, et ne contracte pas AE souillure du péché. Venez, 6 bon Jésus, portez secours à une âme en péril, car les eaux sont entrées en moi, je suis à charge à moi-même, et. des penchants mauvais menacent de me subjuguer. Jésus plein d'amour, ne vous éloignez pas de moi; considérez au contraire quelle tentation m'afflige, et accordez-moi de soumettre la chair à l'esprit,

maintenant et toujours. Sanctifiez-moi, pour que je ne cède pas aux suggestions. de la volupté Vous n'ignorez pas ma faiblesse, ô époux de mon âme, et vous savez combien cette âme est infirme et prompte à tomber. Vous savez qu'il lui est impossible de rester ferme au milieu de tant de pièges, si elle n’ést soutenue par votre vertu, ô Christ. C’est donc vers vous que je crie de tout mon cœur, pour ne pas suivre les désirs de la chair, mais y résister fortement. Par cette cha-

rité qui vous a livré entre les mains des pécheurs pour être lié et crucifñié, par cette charité qui, pendant trois heures, vous attacha à la croix plus

fortement que les clous enfoncés dans vos mains et vos pieds, je vous en supplie, brisez le joug de ma captivité et défendez-moi contre toutes les embüches de mes adversaires. Je vous le demande par l’Immaculée Vierge Marie. Amen.

CONFÉRENCE

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