‹ Retraite sacerdotale (volume 2)Chapitre 29 sur 35 · Infidélité aux devoirs d'état · texte numérisé non relu

Infidélité aux devoirs d'état

Les devoirs d'état sont les plus sacrés, parce qu'ils sont voulus de Jésus et qu'ils deviennent pour l'âme la source de tous les biens 2.

1 « Beatus vir qui suffert tentationem, quoniam cum probatus fuerit accipiet coronam vitae, quam promisit Deus diligentibus se. » Jac, 1, 12.

2 « Si vere Christum diligimus, nihil magis velle, nihil omnino debemus agere, quam quod illum velle cognoscimus. » S. Hier., Tom. 1, Ep. 14 ad Celantiam.

On ne peut y manquer impunément. La gloire de Jésus et la sanctification de l'âme y sont attachées.

Y être infidèle, c'est tromper les desseins de Jésus et c'est tarir la source de l'amour *.

Comment, en effet, pouvoir aimer quelqu'un que l'on ne craint pas d'offenser dans des choses qui touchent de si près à la conscience ?

Ce qui est particulièrement vrai pour le Prêtre, dont tous les devoirs sont d'un ordre tellement supérieur et intéressent si directement la gloire de Jésus et les intérêts des âmes.

Pour aimer Jésus, comme il le doit, le Prêtre doit être scrupuleux dans l'accomplissement de tous ses devoirs sacerdotaux.

Ne point les prendre à cœur, les transgresser froidement, ne pas se montrer en tout Yhomme de Dieu, manquer de zèle, se relâcher dans le soin des âmes, vivre d'une façon plutôt naturelle, perdre son temps, cesser d'être un exemple et ne point s'inspirer en tout de surnaturel : autant d'obstacles sérieux à X acquisition et au maintien de l'amour divin dans son âme 2.

1 « Qui habet mandata mea, et servat ea, ille est qui diligit me. Qui autem diligit me, diligetur a Pâtre meo ; et ego diligam eum, et manifestabo ei meipsum. » Joan., xiv, 21.

f « Et in hoc scimus, quoniam cognovimus eum, si mandata ejus observemus. Qui dicit se nosse eum, et mandata ejus non

Cela suffit à lui inspirer X horreur pour de semblables infidélités, lui qui ne peut être le vrai Prêtre de Jésus que s'il L'aime et ne vit que pour Lui.

Page 1