Sic natura jubet : velûciùs et citiùs nos
Corrumpunt vitiorum exempla dome>ticay înagûk
père vicieux n'est plus un père, Messieurs, c'est un assassin. Tout le monde comprend cela. Mais, sans être vicieux, un père chrétien déshonore son autorité, mutile les saintes traditions de la famille, compromet sa mission et devient un péril pour la religion de ses enfants, lorsque sa vie pratique est la négation de ses leçons. Vous aurez beau instruire, exhorter, commander ; un jour viendra où vos enfants, étonnés que vous exigiez d'eux ce que vous ne jugez pas à propos de faire, auront l'audace de vous dire : Et vous ? — Oui. Et vous ? — Vous qui prétendez former l'esprit chrétien, pourquoi agissez-vous comme si les principes de la foi n'étaient que des vérités complaisantes dont on peut mesurer à son gré les conséquences pratiques? Vous qui prônez la liberté chrétienne, pourquoi êtes-vous l'esclave
Quum subeunt animos auctoribus.
Maxiina debetur puero reverentia; si quid Turpe paras, ne tu pueri contempseris annos ; Sed peccaturo obsistat tibi filins infans.
lilud non agitas, ut sanctani filius omni Adspiciat sine labe domum vitioque carentem. (Juvenal, Satir. xiv.i
des circonstances oppressives, des ridicules ter reurs du respect humain, ou d'habitudes cachées qui étouffent les manifestations extérieures de votre foi? Vous qui voulez qu'on mène une vie chrétienne, pourquoi imitez-vous l'impiété des mondains par de coupables abstentions? Vous qui voulez qu'on prie, pourquoi ne priez- vous pas ? Vous qui voulez qu'on s'approche des sacrements, pourquoi vous en tenez-vous éloignés? Vous qui voulez qu'on obéisse à l'Eglise, pourquoi désobéissez-vous? Ces pourquoi sont terribles, Messieurs. Il n'y a qu'un moyen de prévenir toute question malséante à votre autorité paternelle, c'est d'accomplir en plein votre devoir d'éducateurs chrétiens, en faisant lire à vos enfants, dans le livre de vos actions, tout ce que vous leur enseignez. Quand le Fils de Dieu vint faire l'éducation chrétienne du genre humain, il agit avant d'instruire : a Cœpit fo.cere et docere K . »
Il est entendu, Messieurs, que vous devez présider effectivement à l'éducation religieuse de vos enfants. Toutefois, votre œuvre n'est pas