Lsai, cap. lui
'à. I Pctr., cap. m, 13.
nous sommes les enfants d'un pécheur, nous le devenons volontairement comme lui, parce qu'il nous a affaiblis, et la conséquence du péché, c'est la souffrance. Qui donc saurait que le péché est le plus grand de tous les maux, ie mal par excellence, l'unique mal, si Dieu, par des peines sensibles, ne nous mettait, en quelque sorte, cet affreux mystère sous les yeux? Qui donc pourrait deviner que le péché est la mort surnaturelle de notre âme, si, après qu'il est consommé, rien n'était troublé dans notre vie naturelle? Qui donc croirait que Dieu est offensé par le péché, s'il ne punissait pas le pécheur? « La mort et le lugubre cortège de douleurs qui la précèdent, c'est le prix du péché : Stipendia peccati mors * . »
Cette vérité est écrite en caractères sanglants sur la chair martyrisée de notre Sauveur. Il expie nos fautes par ses inénarrables souffrances. Mais, est-il vrai que cette expiation est tellement consommée dans sa personne adorable que nous n'ayons plus aucune peine à endurer pour satisfaire à la justice de Dieu? — L'hérésie im-