‹ Retraites pascales (volume 2)Chapitre 36 sur 92 · Rom., cap. vi · texte numérisé non relu

Rom., cap. vi

pudente et immorale le prétend. Sa doctrine' par trop commode, supprime toutes les douleurs volontaires des pécheurs et, du même coup, l'explication surnaturelle et vraiment populaire des maux que nous sommes obligés de subir.

Ce n'est point ainsi que le chrétien entend le mystère de la croix. Il y voit des expiations infinies proportionnées à l'infinie majesté du Dieu que le péché offense; mais il sait que ces expiations ne peuvent lui servir qu'autant qu'elles contre-signent les peines qu'il endure lui-même. Bien loin de se croire affranchi de toute redevance envers la justice divine, en voyant souffrir son Sauveur, il sent qu'il ne peut obtenir son pardon qu'en soufi'rantavec lui. Il estime que le péché, qui fait tant souffrir l'innocent, est un si grand mal qu'il ne sera jamais assez puni dans celui qui l'a commis; et, quand bien même son âme et son corps seraient accablés de tous les maux imaginables, il demeure convaincu a: que Dieu est juste et que son jugement est plein de droiture : Justus es, Domine , et rectum judicium twim ' w.

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