P. Lcjeune. Panéyyriques de l'Eucharistie
18 i LE DEVOIR DE LA COMMUNION.
cazeritis carnem Filii hominis,... non habebitis vitam in vobis. — Qui mange ma 'chair... a la vie éternelle, je le ressusciterai au dernier jour : Qui ma, iducat meam carnem... habet vitam œternam, et ego resuscitabo eum in novissimo die l . »
Voilà qui est clair : La communion est un devoir de l'accomplissement duquel dépend notre résurrection et notre vie éternelle. Mais, quand faut-il accomplir ce devoir? Quand faut-il manger la chair du Fils de l'homme? — Jésus-Christ n'a fixé ni le jour ni l'heure de ce repas sacré ; mais les fidèles de la primitive Église crurent deviner, dans la nature même du sacrement, les intentions du divki Maître, et firent de l'Eucharistie leur pain quotidien. Le grand combat des persécutions allait commencer, il fallait prendre des forces. La communion était pour tous la conclusion obligée des saints mystères. On emportait chez soi le corps du Sauveur, et les plus humbles chrétiens se communiaient eux-mêmes, pour entretenir l'héroïque courage dont ils avaient besoin en ces temps de surprises et de violences. Des diacres, des acolythes, des femmes,