‹ Retraites pascales (volume 2)Chapitre 59 sur 92 · Gen., cap. iv · texte numérisé non relu

Gen., cap. iv

cicux sang de celui que j'ai offensé, il y a une abondante rédemption ». » Sans doute, il faudra, pour toucher votre cœur sacrilège, une grande -race de Dieu; mais, s'il vous l'accorde, vous l'aimerez davantage. Sans doute, vous lui devrez bien des larmes et une austère pénitence, pour expier votre péché ; mais l'expression de votre reconnaissance sera à la hauteur du bienfait immense de votre réconciliation.

Vous vous étonnez, Messieurs, de me voir insister sur ce point de morale sacramentelle, et peut-être me reprochez-vous secrètement de n'être pas dans la note du temps. — Nous n'avons plus de raisons de consentir au sacrilège; car l'absence de ceux que Dieu invite au banquet eucharistique n'est plus un délit que la justice humaine châtie, et l'Église elle-même semble avoir renoncé sur ce point à des sévices inutiles. Les lois et les mœurs modernes ont brisé les entraves de la crainte servile qui poussait jadis vers l'autel des milliers de profanateurs. Voyez comme l'indifférence religieuse, comme l'impiété elle-même, sont bien portées dans le monde. Le peuple leur

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