‹ Retraites pascales (volume 2)Chapitre 73 sur 92 · Jerem., cap. xi · texte numérisé non relu

Jerem., cap. xi

d'une communion. Le quart d'heure de recueillement, pendant lequel il jouit de la présence de son Dieu et converse intimement avec lui, ne suffit pas à son action de grâces. Il la prolonge, en s' appliquant à conserver les admirables accroissements de vie divine dont son âme s'est enrichie au banquet eucharistique. Ce trésor, « il le porte dans un vase bien fragile : Habemus tkesaurum istum in vasis fictilibus i ; » mais, aussi, avec quel soin il préserve ce vase des chocs qui pourraient le briser : pressentant les approches de la tentation, veillant sur les mouvements déréglés de la nature, contenant l'ardeur des passions qui le portent au péché, évitant les occasions qu'il sait être funestes à sa faiblesse. Demain, comme aujourd'hui, et, jusqu'à ce qu'il puisse communier encore, il veut pouvoir dire : « Jam non ego vivo, vivit vero in me Christus 2 : Ce n'est plus moi qui vis, c'est Jésus-Christ qui vit en moi. »

On s'en aperçoit, du reste, à la manière dont cette vie se manifeste dans sa conduite et aux changements qu'y opère le pain divin. Orgueil-

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