‹ Retraites pascales (volume 2)Chapitre 8 sur 92 · Isaï., cap. li · texte numérisé non relu

Isaï., cap. li

L ESPRIT CIIRÉTIEN.

S'agit-il de nos biens extérieurs et de nos intérêts ? — Le chrétien n'y voit poiût cette chose majeure en laquelle s'absorbent les sollicitudes et les efforts de tant de gens. La philosophie a fait ustice de la vanité des richesses, du faste qui les accompagne, des soucis et des chagrins dont elles sont la cause, et, par une bouche éloquente, elle a prononcé sur le vulgaire troupeau des chercheurs d'or ce sinistre arrêt : <r Pourquoi se donner tant de peine, puisqu'il ne faut qu'une seule mort pour tout abattre, un seul tombeau pour tout renfermer1. » Mais l'esprit chrétien possède, pour mesurer les biens et les intérêts de ce monde, une règle plus haute et plus sûre que la philosophie : c'est la parole de celui qui a dit : « Une seule chose est nécessaire 2 ; que sert à l'homme de gagner l'univers, s'il vient à perdre son âme3 ? » c'est l'exemple du Sauveur, né dans l'indigence : « Ce dont il n'a pas voulu, dit Tertullien, il l'a rejeté : quamnoluit rejecit ;

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