Unum est necessarium. (Luc, cap. x
3. Quid prodest homini si mundum universum lucretur. animae vero suae detrimentum paliatur ? (Matth., cap. xvi,
24 l'esprit chrétien.
ce qu'il a rejeté, il l'a condamné : quam rejecit damnavit ; ce qu'il a condamné, il l'a mis au rang des pompes diaboliques auxquelles nous avons renoncé par le baptême : quam damnavit in pompa diaboli deputavit1 . » Le moyen, avec de pareilles idées, de voir dans les biens de la terre autre chose que des instruments de charité dont il faut se servir pour imiter la Providence ? Le moyen d'être âpre à la revendication de ses droits et de ne pas sacrifier ses intérêts à l'amour de la paix ?
S'agît- il de nos. souffrances ? — Dans le jour de l'homme, elles apparaissent comme des fantômes lugubres dont s'épouvante et contre lesquelles se révolte, à bon droit, la nature affamée de bien-être. Dans le jour de Dieu, elles ne sont plus que des peines méritées par le péché, des prévenances de la miséricorde divine qui veut nous épargner d'éternels châtiments, des exercices salutaires qui empêchent la nature déchue de se laisser glisser sur les pentes de sa corruption, des stigmates glorieux qui nous configurent au divin capitaine dont nous devons suivre