‹ Retraites pascales (volume 2)Chapitre 84 sur 92 · POUR LA COMMUNION PASCALE · texte numérisé non relu

POUR LA COMMUNION PASCALE

ses plus ferventes actions de grâces, c'est la perpétuelle présence, l'incessante immolation, lès inépuisables largesses de son saint époux dans l'Eucharistie. Tous les jours, et par tous les moyens, elle veut ]e bénir d'un si grand bienfait : « Per singulos clies, benedicimus te. »

Tous les jours elle construit des temples, des autels et des tabernacles ; elle se plaît à les orner et à les embellir; elle imagine et organise des fêtes splendides; elle y convie des milliers d'adorateurs.Tous les jours, et à toutes les heures du jour, elle est prosternée devanl le sacrement de l'autel, dans la personne des chrétiens fervents qui se relaient pour ne jamais laisser chômer le Christ anéanti des hommages qui lui sont dus.

Tous les jours elle prépare ses lévites et ses prêtres aux saintes fonctions du ministère ; tous les jours elle les revêt des ornements sacrés, leur met entre les mains les dons qu'ils doivent changer au corps et au sang de Jésus-Christ, les invite à l'immolation sacrosainte qui devient son plus précieux trésor et dont elle fait son plus beau cantique de reconnaissance. Tous les jours elle offre à Dieu son propre Fils et, aux fidèles, l'agneau divin qui les vivifie, les consomme dans

l'unité et les prépare à l'interminable fête du jour éternel.

0 soleil, œil de flamme qui vois se dérouler sous tes immobiles rayons les immenses courbes de notre globe! Les heures fugitives ramènent sans cesse devant toi les mêmes mystères de notre culte eucharistique. Cetîe révolution sacrée ne s'achève jamais; et tu dois savoir mieux que nous combien l'Eglise dit vrai, quand elle s'écrie : « Per singulos dies, benedicimus te. »

Messieurs, si j'ai su vous faire comprendre et goûter le sacrement d'amour, vous voudrez, j'en suis certain, vous unir aux bénédictions quotidiennes de l'Église, pour remercier Dieu de s'être montré si condescendant, si bon, si généreux, si magnifique à votre égard.

Il vous a donné sa présence perpétuelle, profitez-en pour vous approcher du tabernacle où il réside. Allez consoler par vos hommages ce doux captif de l'amour. Je ne vous demande pas de longues heures, mais quelques minutes seulement d'une respectueuse et fervente adoration, surtout dans les lieux où Jésus est plus solitaire et plus abandonné. Si vous le vouliez bien, il vous serait si facile de prendre un pauvre pelit

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