‹ Retraites pascales (volume 2)Chapitre 91 sur 92 · LUNDI SAINT · texte numérisé non relu

LUNDI SAINT

PREMIÈRE INSTRUCTION. — La visite au Saint- Sacrement. — L'esprit de cette retraite est l'étude de nos devoirs eucharistiques. — Le premier de tous : l'adoration. — Dans quelles conditions? — La présence de Jésus-Christ dans l'Eucharistie étant une visite à demeure, la perpétuelle résidence d'un ami qui fait ses délices d'habiter près de ceux qu'il aime, la visite au Saint-Sacrement est, pour tous les chrétiens : — 1° un devoir ; — 2° un besoin. — I. Devoir. — Convenances sociales. — Visites dont on ne peut se dispenser sans se rendre coupable d'ingratitude et d'injustice. — Telle est notre condition vis-àvis du Dieu du tabernacle. — Ses admirables prévenances. — Question indiscrète : Pourquoi Jésus-Christ ne nous visite-t-il pas sous sa forme naturelle? — Nous sommes indignes de cette visite, — incapables de la soutenir, — nous n'y avons aucun droit. — La manière dont le divin ami nous visite est celle qui convient le mieux à son humanité glorieuse, — à notre infirme nature, — à notre qualité de sujets du divin roi. — Il est évident que le devoir nous appelle auprès de lui. — Ce que demande l'Église. — Ce que nous impose l'amour. — II. Besoin. — Profitons de

nos relations naturelles pour nous éclairer sur les besoins de notre vie spirituelle. — Trois sortes de visites: — visites de curio-ité, — visites d'affaires, — visites d'amitié. — 1° Curiosité. — Admirables révélations du tabernacle ; — un quart d'heure de visite nous apprend plus que la conversation des hommes les plus instruits. — 2° Affaires. — On ne peut mieux traiter la grande et unique affaire du salut qu'avec le Sauveur lui-même. — Ses avertissements ; — ses conseils ; — ses encouragements. — 3° Amitié. — Dans la visite au Saint-Sacrement, l'âme resserre les liens de son union avec Jésus-Christ, — reçoit ses consolations, — lui offre ses affectueuses condoléances, — lui présente toutes ses requêtes. — Combien Jésus est abandonné. — Une église de village. — Compensation des âmes religieuses, qui réparent, par leurs continuelles adorations, les longs oublis des populations chrétiennes . — Un merci à la sainte armée de l'adoration perpétuelle. — Exhortation 153

MARDI SAINT

DEUXIÈME INSTRUCTION. — Le devoir de la communion. — Entre toutes les visites que Notre-Seigneur

' réclame de nous, il en est une plus familière et plus intime, en laquelle il veut nous mettre en possession du plus grand de tous les biens, de lui-même : C'est la communion.— Nous y sommes obligés par une loi. — Expliquer: 1° la lettre de cette loi ; — 2° l'esprit de cette loi. — I. Lettre de la loi. — Précepte de Jésus-Christ. — Comment il a été compris par les fidèles de la primitive Église. — L'Eucharistie, pain quotidien. — Décadence — Loi de l'Église au IVe concile de Latran confirmée par le concile de Trente. — Les abstentionnistes. — Prétextes : — indi-

gnité, — manque de foi, — doute positif. — Véritables raisons, indiquées dans l'Evangile du festin. — i° Villam emi: désir de l'agrandissement, ambition. — 2° Juga boum quinque end: préoccupation, agitation des affaires. — 3° Uaeorem duxi : attachement désordonné, passions honteuses. — Lâcheté et ingratitude de ceux qui repoussent les avances du père de famille. — Comment ils en seront punis . — Nemo vivorum, etc.. gustabit ecenam meam. — Festin éternel; faim éternelle. — II. Esprit de la loi. — Quand une obligation nous est imposée pour notre plus grand bien, on doit avoir égard aux intentions du législateur qui sont l'esprit de la loi. — Intentions de l'Église. — En fixant un minimum de réfection spirituelle, elle ne préjuge ni des circonstances, ni des états dans lesquels la communion peut devenir accidentellement obligatoire . — Quels sont ces circonstances et ces états comparés à l'enseignement de l'Église. — Bien loin de vouloir restreindre par sa loi notre alimentation spirituelle, l'Église ne demande qu'à la multiplier. — Comment elle a manifesté ses intentions à cet égard. — Appel à ceux qui veulent se préserver du péché et à ceux qui ont le noble désir du progrès spirituel et de la perfection.. 181

MERCREDI SAINT

TROISIÈME INSTRUCTION. — Avant la communion. — On continue l'étude de l'analogie créée par Dieu luimême entre la nourriture de l'âme et la nourriture du corps. — Il faut manger pour vivre, — mais, pour bien vivre, il faut bien manger. — 1° Dans quel état faut-il être ? — 2° Quelles dispositions faut-il avoir avant la communion? — I. La nourriture doit être prise, élaborée, assimilée par un organisme vivant. — Donc il faut vivre

de la grâce avant la communion. — Sans la grâce, non seulement la communion est inutile, elle est sacrilège. — En communiant indignement, le sacrilège outrage dans l'humanité du Christ tout ce qu'il y a de grand et de saint ; — détails. — Il outrage : i° avec une monstrueuse ingratitude, — 2° avec une insigne lâcheté. — 35 il outrage sans excuse, — 4° peut-être sans rémission. — Le sacrilège n'est pourtant pas un crime irrémissible. — Pourquoi insister sur ce point de morale sacramentelle ? Il n'y a plus aujourd'hui, dit-on, autour de la sainte table que des hommes sincères et courageux. — Comment, sans propos délibéré, sans malice réfléchie, on peut communier indignement. — Ignorance volontaire et criminelle sur son état. — Grave négligence et légèreté qui font de nos communions des surprises indécentes, des saisies sacrilèges d'une chose sainte sur laquelle nous n'avons aucun droit. — II. Dispositions. — Agitations violentes et états fiévreux nuisant à la nutrition du corps. — Il en est de même pour la nutrition de l'âme. — Il lui faut une préparation d'apaisement et de purification ; c'est la disposition éloignée. — Prochainement, l'âme doit mettre en œuvre les saintes énergies et les divins ferments qui saisissent la nourriture eucharistique, et travaillent à cette mystérieuse assimilation par laquelle nous entrons dans le Christ et vivons de sa vie. C'est : 1° la foi ; 2° l'humilité ;3° le repentir; 4° le désir amoureux. — L'efficacité de notre union sacramentelle avec Dieu dépend de ces dispositions. — Préparons-nous donc comme le pieux roi David se préparait aux communications divines: « Paralum cor meum . » , c 209

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