‹ Retraites pascales (volume 3)Chapitre 15 sur 107 · Pensées diverses sur le salut · texte numérisé non relu

Pensées diverses sur le salut

Toute l'Ecriture est pleine des patiences de Dieu, môme à l'égard des plus grands pécheurs, et il n'est pas un de nous qui n'ait eu dans la vie la preuve de cette miséricordieuse longanimité1. » La vérité pratique, en cette mystérieuse question, c'est que le pécheur ayant commencé sa réprobation par une faute damnable la confirme toujours, soit par une résistance opiniâtre aux appels de Dieu, soit par une multitude d'autres fautes semblables, ou bien encore, s'il est damné pour une seule faute, c'est qu'il y a mis toute la perversité d'une apostasie qui trahit et renverse, d'un seul coup, les miséricordieux desseins de Dieu et le laborieux édifice de ses grâces. « Tout homme qui périra, périra malgré les efforts de Dieu; il périra convaincu d'ingratitude, rejeté non par hasard, mais par l'opiniâtreté de son mauvais vouloir2. » Après avoir dit jusqu'à la fin, pour se rassurer contre les menaces de l'avenir : — Dieu est bon ; — il sera forcé de dire : — « Tu es juste, Seigneur, et ton jugement est plein de droiture : Jus*

\. Soixante-douzième conférence; De la sanction du gouvernement divin.

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