Lacordaire, Loc. cit
/k; es, Domine, et rectum judicium tuum1. » On pourrait m'objecter ici, Messieurs, les assurances que je vous ai données, en traitant la question du nombre des élus, de l'indulgence avec laquelle Dieu tient compte de tout ce qui peut atténuer ou excuser nos fautes2. Ces assurances, je ne les rétracte pas, mais je crois pouvoir reprocher à beaucoup de gens de les mal entendre. Ils se font de leur ignorance et de leur fausse conscience une excuse qu'ils prétendent imposer à la miséricorde de Dieu, comme s'il était obligé de fermer les yeux avec eux sur les causes volontaires de leurs erreurs de conduite. Écoutez ce que dit à ce sujet un de nos grands moralistes chrétiens (c'est toujours Bourdaloue, j'aime cet homme-là) : « Dieu, qui est miséricordieux aussi bien que juste, ne nous ferait pas des crimes de nos erreurs, si c'étaient des erreurs involontaires et de bonne foi, et il n'y aurait point de pécheur qui n'eût le droit de se prévaloir de la fausse conscience, qui ne pût avec raison l'alléguer à Dieu, comme une légitime