‹ Retraites pascales (volume 3)Chapitre 53 sur 107 · Luc, cap. n · texte numérisé non relu

Luc, cap. n

la veille de sa passion, nous le voyons à genoux devant ses apôtres et leur lavant les pieds.

Lui, le maître, lui, le Dieu, il se condamne au plus bas office des serviteurs. Dans cet étrange abaissement, il n'oublie pas sa grandeur infinie, car il sait fort bien, dit l'Evangéliste, « que Dieu lui a communiqué sa toute-puissance : Sciens quia omnïd dédit ei Pater in manus ; » qu'il a sur toute créature une autorité souveraine et un pouvoir absolu ; que tout ce qui vit sur la terre et dans les cieux devrait être à ses pieds pour le servir. Il sait fort bien « que son origine et sa mission sont choses divines : Sciens quia a Deo exivit; » qu'il a reçu de Dieu, par voie de génération, toute son essence, toute sa nature, toutes ses perfections et que les noms d'immense, d'éternel, de tout-puissant, lui conviennent autant qu'à son Père. Il sait fort bien « que, Dieu homme, il va retourner à celui qui l'a envoyé : Sciens quia ad, Deumvadit1;» que la nature humaine dont il s'est revêtu va s'asseoir à la droite du Très Haut, et recevoir les éternels hommages des anges et des élus. Il sait tout cela, et c'est avec la pleine con-

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