‹ Retraites pascales (volume 3)Chapitre 6 sur 107 · Malth , cap. vu · texte numérisé non relu

Malth , cap. vu

oublieux et négligents à l'égard de eeux qui avaient droit à nos suffrages et à notre assistance, Dieu permettra que nous soyons oubliés et négligés. Dussions-nous avoir la bonne fortune que n'ont pas eue nos parents et nos amis, de laisser après nous des cœurs fidèles et dévoués ; dussions-nous prendre toutes sortes de précautions pour nous assurer des suffrages après notre mort, Dieu saura bien écarter de nos âmes ingrates les secours qui leur sont adressés et nous faire payer jusqu'au dernier denier de notre dette de péché : « Non exies inde donec reddas novissimum quadrantem[. » Ce que Ton a voulu faire pour nous ne sera pas perdu, et tournera au profit des âmes pieuses qui ont su comprendre et mettre en pratique cet avertissement d'outre-tombe : « Mémento te vinctorum tanquam simul vlncti. »

L'Ecriture a bien dit, Messieurs : « C'est une sainte et salutaire pensée de prier pour les morts, afin qu'ils soient délivrés des peines de leurs péchés. » Ils y gagnent une plus prompte possession du bonheur éternel, Dieu y gagne sa gloire, et nous y gagnons de mieux comprendre les

lé Matth., cap. v, 26.

dangers de l'impénitence, la nécessité d'une prompte et parfaite expiation, et les avantages de la miséricorde spirituelle qui sert si bien nos intérêts d'outre-tombe : « Sancta ergo et saluhris est cogitatio pro defunctis exorare, ut a peccatis solvantur.1 »

Page 1