‹ Retraites pascales (volume 3)Chapitre 70 sur 107 · Joan., cap. xv · texte numérisé non relu

Joan., cap. xv

?. Joan., cap. xv, 1 et 5.

sur notre terre désolée par le péché, la vigne au bois fertile et aux doux fruits. Par sa nature humaine il rapproche de nous la vie divine, non pas seulement pour nous en montrer la sainteté dans la perfection et l'excellence de ses vertus, mais pour nous la communiquer. Il nous attire à lui, il nous unit à son humanité sainte comme les rameaux de la vigne sont unis à la souche qui les porte ; il ouvre les vaisseaux de notre âme et il y précipite cette sève merveilleuse qu'il reçoit éter* nellement de son Père, sa divine nature dont il nous rend participants, comme le dira plus tard l'apôtre saint Pierre : Divinœ consortes natarse*. C'est la grâce, qui nous pénètre, nous transforme et fait de nous des êtres divins. Nous ne voyons pas cette merveille des yeux de la chair, pas plus que nous ne voyons sous l'écorce des sarments monter la sève qui, du tronc, s'élance jusqu'à leur extrémité pour les féconder ; mais le Sauveur nous ouvre l'œil de la foi quand il nous dit : « Je suis la vigne, vous êtes les rameaux, » expliquant ainsi cette autre parole : « Je suis la vie. » — Eh! oui, il est la vie; le chrétien va pouvoir dire : « Ce

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