Cant., cap. v
LA. MATERNITÉ DE i/ÉGLISE. 179
Et tous les jours, si tel est notre désir, nous pouvons nous nourrir ce ce pain de vie qui, nous unissant à l'auteur même de la grâce, affermit nos âmes, et « nous rend terribles comme des lions dont l'haleine brûlante tient à distance l'implacable ennemi de notre vie chrétienne : » Ut leones flammas spirantes, sic ab Ma mensa discedimus terribiles effecti diabolo1. »
Fortifiés par la grâce eucharistique nous ne som« mes cependant pas impeccables2, et il peut arriver, trop souvent, même, il arrive qu'un acte pervers de notre volonté déshonore notre vie chrétienne, si laborieusement enfantée, si tendrement protégée, et nous sépare de l'âme sainte de notre mère. L'Église sent plus vivement que nous toute l'horreur de cette séparation, et n'a pas de repos qu'elle ne l'ait fait cesser. Dans un sacrement de guérison, elle nous offre au nom de Dieu le pardon de nos fautes. Unissant à ses miséricordieuses sentences, que ratifie dans le ciel la justice divine, les ten-