‹ Retraites pascales (volume 4)Chapitre 43 sur 61 · MERCREDI SAINT TROISIÈME INSTRUCTION · texte numérisé non relu

MERCREDI SAINT TROISIÈME INSTRUCTION

aimer l'église de toute sa volonté

Messieurs,

Noire-Seigneur, après avoir rappelé à ses disciples le grand précepte de l'amour, leur indiquait le moyen d'en reconnaître la pratique vraie et sincère : a Celui qui m'aime, disait-il, observe mes commandements1. » — Le propre de l'amour, en effet, est de nous rendre chère la volonté de ceux que nous aimons, et de nous soumettre non seulement à leurs ordres, mais à leurs moindres désirs. Vous connaissez trop bien, hélas ! cette loi

1. Qui habet mandata mea et servat ea, ille est qui diligit me. (Joan., cap. xiv, 21. i 12,

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des affections humaines, et je ne crois pas trahir un secret en vous disant que vous vous êtes laissé tyranniser, en plus d'une occasion, par des volontés capricieuses et perverses, qui abusaient d'un amour faible jusqu'à la lâcheté, parce qu'il était coupable. Cet esclavage va quelquefois jusqu'au déshonneur, jusqu'à l'infamie, jusqu'à la ruine. Je plains ses tristes victimes.

Mais s'il y a des volontés qui humilient et dégradent, il en est qui élèvent et perfectionnent : telle est la volonté de notre sainte mère l'Église, qui vient vous dire aujourd'hui avec son divin époux : <( Mes enfants, si vous m'aimez, gardez mes commandements : Si diligitis me, riianddAa. meii servate*. »

Il n'est pas besoin, Messieurs, de prouver ici le pouvoir législatif de l'Église; c'est une chose faite. Je n'ai qu'à vous inviter à tirer une nouvelle conclusion pratique des principes que vous connaissez.

L'Église est votre divine mère. A ce titre, elle vous a demandé la soumission de votre esprit à son enseignement, achevez de lui donner votre

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