‹ Retraites pascales (volume 5)Chapitre 62 sur 90 · Saint Augustin · texte numérisé non relu

Saint Augustin

les dérèglements de sa vie, mais parce qu'il lui faut sortir de la vie, montrant par là que ce n'est pas de bon gré, mais par nécessité qu'il les condamne : « Qui jwius a peccatis relinquitur quam ipse reliquat, non ea libère sed quasi in necessitate condemnat1. » Enfin, Messieurs, un vrai pénitent doit se promettre de ne plus pécher ; chez le pénitent de la dernière heure, le repentir improvisé sous le coup d'une menace de mort est tout prêt à se démentir, et se démentirait certainement, si la maladie n'était qu'une fausse alerte. En somme, rien de spontané, rien de sincère, rien de généreux, rien de surnaturel, dans cette pénitence in extremis ; pas de matière que l'absolution puisse saisir pour en faire le sacrement d'une suprême réconciliation. Et le malheureux qui va mourir se contente de ces dispositions plus qu'imparfaites, s'imaginant qu'elles suffisent pour son salut. En pourrait-il être autrement, puisque, complètement déshabitué des mouvements sacrés qui ramènent l'âme sur elle-même et la rapprochent de Dieu, il ne sait plus ce que c'est que la pénitence? S'il lavait pratiquée de temps en temps, il aurait

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