TAULE ANALYTIQUE DES MATIÈRES
RETRAITE 1887 L'Amour chrétien dans le Mariage.
LUNDI SAINT
PREMIERE INSTRUCTION. — l'amour pur et fidèle. — Exposition du plan de la retraite. — Dans cette première instruction, action de la grâce sur l'union conjugale. — Elle fait : 1° l'amour pur, 2° l'amour fidèle. — I. Amour pur. — Amour charnel. — Amour d'imagination. — Amour du sage. — Amour chrétien. — Le premier acte de perfectionnement de la grâce a pour effet de purifier l'amour des convoitises de la chair et des illusions de la fantaisie, et de le fixer à son véritable et légitime objet. — La purification achevée, le suprême perfectionnement de. l'amour naturel lui vient de TEsprit-Saint par la grâce du sacrement. — Développements. — II. Amour fidèle. — Le véritable amour tend à la fixité. — L'inconstance de la nature humaine dans l'amour, — ses causes. — Infidélités qui en sont la conséquence. — Comment le chrétien se prépare à la fidélité. — Lumière et force, la grâce du sacrement
TABLE DES M -TIERES.
1° montre à l'époux chrétien son devoir; — 2° l'attache à son devoir ; — 3° lui apprend à se défier des ennemis de son devoir. — Développements. — Peinture de l'union pure et fidèle. — Appel à la conscience des époux chrétiens 3
MARDI SAINT
DEUXIÈME INSTRUCTION. — l'amour patient et dévoué. — De l'union conjugale résulte la vie commune, nouveau champ ouvert aux opérations perfectives de la grâce sacramentelle. — Elle fait 1° L'amour patient ; — 2° l'amour dévoué. — I. Amour patient. — Par la patience, les deux vies que le mariage a unies restent l'une auprès de l'autre, malgré tout ce qui peut les séparer. — Aveuglement de l'amour et désenchantements. — Si toutes les crises de la vie commune ne peuvent être conjurées, elles peuvent être considérablement atténuées par la grâce qui fait l'amour patient. — La patience dans la vie commune est une vertu complexe faite de sagesse, — de justice, — deforce, — de douceur, — de discrétion, — de nobles espérances,— et de saintes ambitions. — Développements. — II. Amour dévoué. — Par le dévouement les deux vies que le mariage a unies deviennent, très réellement et très expressivement, une vie commune, une seule vie. — Le dévouement est le suprême perfectionnement de l'amour conjugal, comme de tous les amours. — On n'arrive à ce perfectionnement que par la grâce. — Dévouement de soumission de la part de la femme, — dévouement de généreuse condescendance de la part du mari, — jusqu'au sacrifice départ et d'autre. — Développements. — Appel aux époux. — Consolations aux femmes chrétiennes. — Sainte Monique 27
MERCREDI SAINT
TROISIÈME INSTRUCTION. — l'amour paternel et maternel. — Comment l'amour des époux devient l'amour des parents. — La grâce perfectionne l'amour paternel et l'amour maternel 1° en les éclairant sur tous leurs devoirs et particulièrement sur le but sacré qu'ils doivent atteindre ; — 2° en les préservant, par une constante direction, des illusions, des faiblesses, des négligences, des désaccords qui pourraient compromettre leur gouvernement. — I. Lumière. — Ce qu'est dans le cœur des parents chrétiens l'amour éclairé par la grâce avant la naissance de l'enfant. — Cet amour autour du berceau. — Question d'avenir. — Amour charnel. — Amour raisonnable. — Comment l'amour chrétien s'élève au-dessus de ces deux amours. — Son but : former l'honnête homme, perfectionner l'honnête homme par le chrétien, préparer le chrétien à devenir un saint. — II. Préservation. — - 1° Illusions qui font de l'enfant une idole. — 2° Faiblesse qui empêche la correction. — 3° Négligence qui prépare la corruption de l'enfant. — 4° Désaccords qui déconsidèrent l'autorité des parents. — Comment la grâce préserve l'amour des parents chrétiens, en leur imposant le respect de leur dignité, — le courage de la correction, — une austère vigilance autour de l'enfant et sur eux-mêmes, — l'unité de desseins et d'actions. — C'est à l'amour chrétien des parents que l'humanité chrétienne est redevable de ses plus vraies et plus pures gloires - , . .» 51
'21(j TABLE DES MATIÈRES.
JEUDI SAINT
QUATRIEME. INSTRUCTION, -le saint amour. — Comment toute la famille chrétienne est saisie par la force perfective du sacrement du mariage. — Maîtresse de tous les cœurs, elle fait prévaloir sur toutes les affections le saint amour de Dieu. — Ainsi, 1° elle établit dans la famille le règne de Dieu, — 2° Ce règne est reconnu et manifesté par la religion du foyer. — I. Règne de Dieu. — Familles où ce règne ne peut s'établir, — uù on ne peut le constater. — Dans la famille chrétienne, le saint amour est la voie royale, la porte bienfaisante par où Dieu entre en maître. — 1° transformant les personnes, — 2° bénissant les travaux, — 3° réglant les joies, — 4° caressant et consolant les douleurs, — 5° décidant des vocations. — Développements. II. Religion du foyer — La soumission de la famille chrétienne au règne de Dieu n'est pas un secret que l'on garde au fond du cœur ; elle se traduit par desactes extérieurs et collectifs dont l'ensemble constitue la religion du foyer. — Foyers où cette religion est absente ; pourquoi ? — Le foyer chrétien est comme un temple, où la famille chrétienne se trouve unie dans la même foi, la même obéissance aux lois de l'Eglise, le même amour, les mêmes prières. — Prière en commun.— Pater delà famille chrétienne. —Bénédictions de Dieu sur cette famille. — Pourquoi notre enseignement s'est-il tenu dans les régions du mariageidéal? 77
TAULE DES HATIÈBES.
VENDREDI SAIXT CINQUIEME INSTRUCTION. - les
I?! tT?T- ~ RapP°rt du m>stère de «e jour avec Je sujet de la station et de la retraite. - La sanglante traged.e du Calvaire est un mariage dont noul »mestousissus. -Lacroixestlethéàtre désengagements sacres qui unissent le Christ à son Église. - ?. Com- , nient les noces sanglantes du Christ ont été préparées - » comment célébrées, - 3» comment bénies dé
D,eu - I. Préparation.- L'amour dans la préparation de , conjugaIe Dans ^^^ d(P P a
tout est désintéressement et pure bienveillance. - Ce qu est 1 Eghsedansles phasesdiverses par lesquelles la a.t passer son divin époux. -Ce quelle est quand
CoutI TV ^ V6mle- - * Célébrât ion. Coutumes de l'antique Orient. - Le Christ, fils d'Abraham, dlsaac et de Jacob, se conforme à la coutume de ses pères. Il achète son épouse. - Pour l'a- ^T,118/-1™™ lui'même- ~ Gradation de sonamou-
Le Golgotha et la croix. - L'Eglise présente : par qui représentée. - EUe est sanctifiée, épousée, fécondle. - tout es consommé. - Epithalame des anges. -
c eui T, ■ Z C°mment 1,éP°UX' raPPelé ™*
adorak Z , ""^ ° S°" ép°USe' ~ Comment *■ adorables desseins, qui ont déterminé les noces sangles du Christ, .'accomplissent en son ÉglL et se développent en sa vie près de vingt fois séculaire. - L amour de 1 Eglise en réponse à l'amour du Christ bacramenlum hoc magnum est 10i
SAINT JOUR DE PAQUES Allocution pour la coM.Mux.ox PascALE, sur ces paroles • t-t iege eos et extolle illos usque in xternum . 129
RETRAITE 1888 Les Leçons de la Mort.
LUNDI SAINT
PREMIERE INSTRUCTION. — la mort et le péché.
— La notion catholique de la mort est une notion pratique en même temps qu'une notion scientifique. — Les leçons qu'elle nous donne. — Première leçon : la mort nous fait connaître sa cause : le péché. — Elle est une image des ravages du péché dans l'âme humaine à qui elle ravit — 1° sa beauté. — *2° sa dignité
— 3° sa fécondité surnaturelle. — I. Destruction de la beauté surnaturelle de l'âme par le -pèche. — Beauté de l'âme connue par ses manifestations, — bien plus, par la parole de Dieu. — Péché plus terrible à la beauté de l'âme que la mort à la beauté du corps. — Lame pécheresse dans Tordre surnaturel n'a pas même le dernier et misérable honneur des ruines. — II. Destruction de la dignité de V âme par lepéché. — Comment la mort humilie le corps. — Plus honteuse, la déchéance de l'âme sous les coups du péché; plus profondes les humiliations de la mort spirituelle. — Conditions d'ordre dont dépend notre dignité, — - ren-
versement de eut ordre par le péché. — L'orgueil humain fait en vain appel à la raison et à la liberté. — Ce qu'elles deviennent dans le pécheur. — Parole terrible du Psalmiste: Homo cum in honore esset non intellexit, etc. - II. Destruction de la fécondité de Vàme par le péché. —Comment la mortréduit le corps à une complète impuissance. - Désordre analogue produit dans l'âme par le péché. - Admirable fécondité de l'âme sous Faction de la grâce, — ses couvres.
— leur mérite. — Le pécheur perd sa vie. — Exemple.
— fton ergo regnet peecatum, etc 139
MARDI SAINT
DEUXIÈME INSTRUCTION -séparations et surpri- SEg de la mort. — Non seulement lamort sépare l'âme du corps; elle nous sépare et nous dépouille de tous les biens, accessoires et revêtements de la vie dont nous faisons tant de cas. - Pour ce dépouillement il n'y a pas de jour ni d'heure fixes.- 1<> Séparation, donc détachement. - 2« Surprise, doue vigilance. - I. Separation. — Biens du dehors, biens des sens, biens du cœur, la mort ravit tout, c'est-à-dire, 1° beauté — 2° richesse, -3° honneurs, - 4« plaisirs, — 5- amours - Développements sur le dépouillement de tous ces biens, d'où Ton conclut au détachement. — Les séparations de la mort ne sont un châtiment que pour ceux qui s'abandonnent à de coupables attachements. — IL Surprise. — Le péché ayant rompu le céleste contact de notre immortalité, Dieu a repris à notre é°-ard sa souveraine indépendance. - Nous ignorons l'heure de notre mort. — Nos illusions à cet égard. — Illusions de la vieillesse et de la jeunesse/- Funestes
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conséquences de ces illusions: — on peut être surpris par la justice de Dieu en même temps que par la mort, — Conclusions pratiques : Enlever à la mort, par la vigilance, le pouvoir de nous trahir 165
MERCREDI SAINT
TROISIÈME INSTRUCTION. — la dernière heure.— Malgré les terribles leçons que nous donnent les surprises de la mort, il y en a qui comptent sur une dernière heure pour se convertir. — Trois propositions d'où l'on tire une suprême leçon de prévoyance. — I. Première 'proposition. — « Pour profiter de la der- « nière heure, il faut savoir la reconnaître; or, il est on « ne peutplus probable que le pécheur ne la reconnaîtra « pas. » — Comment le pécheur arrange l'avenir pour se permettre de retarder son retour à Dieu. — Ses erreurs à ce sujet. — A supposer qu'il arrive à cette dernière heure sur laquelle il a compté, tout conspire à la lui dissimuler: — ses propres illusions, — la lâcheté, la négligence, le manque de sincérité de ceux qui l'entourent. — D'où il suit qu'après avoir passé par toutes les phases miséricordieuses d'une longue maladie, le pécheur peut mourir de mort subite. — IL Deuxièmz proposition. — « Pour profiter de la der- « nière heure, si on la sent venir, il faut vouloir se ci convertir ; or il est grandement à craindre que le « pécheur ne le veuille pas. » — Comment la tyrannie de l'habitude donne aux derniers vouloirs le cachet de l'irrésolution. — Comment les délais calculés du pécheur ont altéré sa foi et l'ont aveuglé sur son état. — D'où il suit que sa dernière heure approche sans qu'il s'en émeuve, et que, dans le fait, il meurt impé-
nitent. — III. Troisième proposition. — « Pour pro- < iî ter de la dernière heure, si l'on veut se convertir, * il faut que la conversion soit vraie ; or rien de plus « difficile qu'une vraie conversion à l'heure de la mort, '< si elle n'est pas impossible. » — Il faut la grâce pour convertir un pécheur. — Or, le pécheur retardataire ne tient pas compte de la grâce dans ses calculs, mais seulement de sa volonté. — S'il compte sur la grâce, il fait tout ce qu'il peut pour l'écarter de son dernier moment, en spéculant lâchement sur la miséricorde de Dieu. — S'il se repent, pas de commencement d'amour de Dieu dans son repentir, — pas de vrai regret de l'offense de Dieu, — pas de véritable et généreux repentir. — Déshabitué de la pratique de la pénitence, le pécheur attardé ne sait plus ce que c'est. — Il meurt dans son péché. — Conclusion que tire la sagesse chrétienne de ces considérations: — prévoyance. — S'as surer dès maintenant le bénéfice d'une vraie pénitence, pour n'avoir pas à craindre de la manquer quand elle devra décider de notre éternité 189
JEUDI SAINT
QUATRIEME I NSTRUCTION. — la mort c hrétienne — Le chrétien qui médite et comprend les leçons de la mort ne veut pas attendre la dernière heure pour mettre ordre aux affaires de sa conscience. — Sa mort sera la mort du juste : Moriatur anima, mea ■ morte justorum. — 1° Mort attendue et préparée, — •2° mort consolée. — I. Attente et préparation. — Légèreté et vaines terreurs du mondain. — Le chrétien ne se laisse pas aller à cette légèreté ni à ces vaines terreurs, mais il se familiarise avec la pensée de la
mort. — Il l'attend. — Il s'y prépare comme les serviteurs de l'évangile, par une vigilance active, laborieuse et sanctifiante. — Comment la crainte respectueuse de ses premières veilles se transforme en généreuse impatience. — Si la mort n'arrive qu'à pas lents, le chrétien reconnaît ses approches. — Du reste, il prend soin de se faire avertir. — Averti de sa fin par ses pressentiments ou par des paroles amies, il fait appel à la vivacité de sa foi. — Ses sentiments à la dernière heure. — II. Consolations. — Si bien préparé qu'on soit, le passage de cette vie à une autre vie est toujours redoutable. — 1° Souvenir des fautes commises. — 2° Perspective des expiations à subir. — 3° Horreur naturelle de la mort. — 4° Regret poignant de quitter cequ'ona aimé. — Comment le chrétien est consolé parla grâce en toutes ces circonstances de la mort. — Exemple d'une mort chrétienne ; . . . 2 1 :■ !