‹ Retraites pascalesChapitre 41 sur 98 · Summ, TheoL, II, II P., quœst. 47, a. ], c · texte numérisé non relu

Summ, TheoL, II, II P., quœst. 47, a. ], c

2. Cf. Summ. TheoL, II, II P., qusest. 47, a. 6. Utrum prudentia prœstituat finem virtutibus moralibus ?

ministère d'aider par de bons conseils toutes nos puissances, c'est son droit de hâter, par des commandements, la marche des vertus*, c'est son labeur de disposer les moyens par lesquels toute fin particulière est atteinte ^ Aussi, comme elle tient la première place dans la nomenclature philosophique des saintes habitudes de l'time, elle tient la première place dans l'estime des hommes. Bien que les témérités et les audaces réussissent parfois, nous revenons toujours, à nos heures de bon sens, nous mettre, nous et nos affaires, sous la protection de cette vertu mère, qui fait marcher notre vie d'un pas tranquille et sûr.

Qu'il y ait une prudence tout humaine et trop occupée aux calculs d'intérêts subalternes, une prudence que l'apôtre a flétrie^, je le veux bien. Cette dérivation perverse d'un bon principe ne corrompt pas le principe lui-même. En dépit des fausses aplications de la prudence, il demeure constant que c'est une vertu mère et maîtresse de

1. Cf. Ibid., a. 7. Utrum prœcqjere si principaîis actus prudentide ?

2. Cf. Ibid., a. 6. Utrum ad prudentiam pertineat invenire médium in virtutibus moralibus ?

Page 1