‹ Retraites pascalesChapitre 43 sur 98 · Perse, Satire V, Devera libertate · texte numérisé non relu

Perse, Satire V, Devera libertate

que ce soit le sommeil superstitieux des âmes qui comptent sur la grâce comme sur un talisman inviolable, il n'importe; j'ai bien dit : s'il y en a parmi vous que trahissent les faiblesses et les infirmités de la nature, il y en a beaucoup qui dorment.

C'est à cette armée de dormeurs que je m'adresse aujourd'hui. Allons, « c'estl'heure du réveil: Hora est de soinno surgere^. )> Arrachez-vous à la rnolesse d'une vertu sans prévoyance, secouez vos membres engourdis, debout et veillez. Vigilante ! Veillez, car le mal vous presse de toutes parts et travaille sourdement votre chair de péché; veillez, si vous craignez le retour des jours mauvais que vous avez pleures devant Dieu et désavoués à ses pieds; veillez : Vigilate. Quand bien même Dieu, toujours généreux, libéral et miséricordieux, vous aurait pardonné quarante ou cinquante années d'iniquités, quand bien même votre vertu se serait maintenue toujours vivante sur les chemins périlleux qu'elle parcourt, ne dites pas : tout va bien, je me repose, non, ne dites pas cela. Les apôtres étaient tout embaumés des dernières

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