‹ Retraites pascalesChapitre 93 sur 98 · Luc, cap. XXII · texte numérisé non relu

Luc, cap. XXII

surrexi quia. Dominus suscepit me *. » Alors leur pouvoir aura cessé.

Voilà, Messieurs, tout ce qu'ont pu faire les ennemis du Sauveur contre sa chair ; voilà tout ce qu'ils peuvent faire contre son corps mystique. L'injurier, le tourmenter clans ses membres, le faire souffrir, assoupir un instant sa puissante vitalité, croire à son trépas, et oublier que c'est le sommeil du géant qui se lève quand Dieu l'appelle, brise tous les liens, renverse tous les obstacles et s'écrie : a Ego sum ! C'est moi ! Fugite partes adversse vicit leo de tribu Juda. Fuyez ennemis, le lion de la tribu de Juda a vaincu. »

Croyez bien. Messieurs, que je ne me sers pas, en faveur de l'Eglise, d'une figure exagérée. Mainte fois, dans le cours de l'ère chrétienne, on a vu le corps mystique du fils de Dieu à deux doigts de sa perte, mainte fois on l'a vu reprendre vie et marcher d'un pas résolu vers les jours éternels.

Les Césars de Rome, jaloux de leur pouvoir et plus encore de la liberté de leurs passions, ont cru juqu'à onze fois l'avoir tué par leurs édits de persécution; mais, tout couvert de cicatrices, il se

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