EUGlIARISTiE
Mesdames, je dois — c'est un devoir — vous rappeler ce que la sainte Eglise vient de faire pour nous instruire de l'usage conforme à ses intentions et à la vérité, que nous devons pratiquer à l'égard du Pain vivant.
Quand fallait-il le recevoir ?
La règle obligatoire reste la même, au moins une fois l'an, sous peine de péché grave.
Mais est-ce par cela qu'il est Pain ?
Mange-t-on une fois l'an pour nourrir son corps?
Il y avait, grâce à Dieu, des âmes qui suivaient l'attrait et le besoin de manger plus souvent.
A leur sujet et quant aux dispositions à exiger d'elles pour leur permettre la communion fréquente, les théologiens n'étaient pas d'accord. Des écoles s'étaient formées.
Le problème était : concilier le respect dû au Pain vivant et l'utilité spirituelle des fidèles.
Et les uns abondant dans le sens des exigences du respect demandaient beaucoup trop aux fidèles ; les autres répondant aux prières, passaient au gré des premiers pour trop oublier le respect du au Pain vivant.
Maintenant il n'y a plus d'Ecole. 11 y a l'Eglise : lioma locata est.
Deux conditions sont requises :
Etat de grâce, même ordinaire, non pas persévérant.
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Intention droite, c'est-à-dire au moins celle de trouver un remède et un secours.
La préparation ? l'action de grâces ? l'Eglise dit : selon vos forces, votre condition, les occupations de chacun.
Et donc le vœu de l'Eglise est que la Sainte Communion soit le repas spirituel, autant que possible quotidien, des vrais chrétiens.
Oh ! Mesdames, entendez ce vœu, je vous prie. J'avoue qu'avant le décret du 20 décembre 1904, personnellement je sentais comme maintenant il faut croire : Jésus se serait-il fait Pain, aurait-il dit, « qui me mange vivra » si son dessein eût été de ? tant requérir de dispositions de la part de convives tels que nous !
Mon vœu est que vous nous aidiez par l'exemple, à propager la Communion fréquente, très fréquente, et que, grâce à vous je puisse dire de mon bien- f aimé diocèse, tous les jours, Pancm de cœlo...
Amen.