‹ Rétrécissements de l'intestin grêle: consécutifs aux hernies étrangléesChapitre 24 sur 27 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

(Tuja, thèse Lyon, 1894, p. 34, service de M. Pollosson.)

Occlusion intestinale à la suite d'un étranglement herniaire par torsion du mésentère.

Hernie crurale droite, étranglée depuis huit jours. L’intestin est néanmoins en bon état et l’opération ne présente aucune difficulté.

Les symptômes d’occlusion ne sont pas amoindris par l'opération. Il n’y a ni selles ni gaz rendus par l’anus, mais on ne constate ni vomissements ni ballonnement du ventre. Ces signes négatifs font rejeter une seconde intervention.

OS

Mort le septième jour après l'intervention, sans symptômes bruyants.

Autopsie. — Pas de péritonite, pas d’adhérences. On est frappé par une disposition anormale des anses intestinales. Il semble que le mésentère, très court, soit tordu sur lui-même. En un point voisin du cæcum, une masse d’intestin grêle est invaginée sous une autre masse d’intestin grêle et se trouve ainsi aplatie, Au niveau de la fosse iliaque gauche, on retrouve une disposition analogue. Il semble, en un mot, que les anses intestinales aient été obstruées par une déviation de leur position normale, déviation qui doit se mettre sur le compte d’un mouvement de torsion du mésentère.

OSBERVATION XI

(Jaboulay, Lyon médical, 1895, p. 555.)

Ocelusion consécutive à un étranglement herniaire, par paralysie intestinale.

Hernie crurale droite étranglée.

Kélotomie par M. Curtillet. Six jours après, les accidents persistaient, moins les douleurs.

Devant la continuation des vomissements et la suppression des selles, réouverture de l'abdomen. L’anse, autrefois étranglée, est attirée au dehors ; elle présentait encore deux sillons d’étranglement, au niveau desquels le calibre n’était pas plus gros qu’un porte-plume. La malaxion, le pétrissage de cette anse en tous sens, de façon à faire circuler le contenu, parvint à distendre ces points rétrécis, la réintégration fut opérée et la guérison fut définitive, Il s'agissait d'une femme de quarante-cinq ans.

Cette même observation est relatée par la thèse de Tuja (Lyon, 1894, p. 39), sous le titre « Occlusions spasmodiques ».

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