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1mm a in sur la rive. Avec sa houlette, le berger attire le cadavre à lui, et ses yeux ne peuvent croire à tel miracle. Une vierge, belle, plus belle que toutes celles qu'il a vues en songe ; c'est là ce que le fleuve vient
de déposer sur la rive. Les yeux de
la jeune fille sont clos, ses cheveux noirs recouvrent sa poitrine et son corps est glacé.
Le jeune berger prit le cadavre dans ses bras et le porta le long de 1. la rive. Il réveilla ses compagnons, qui lui aidèrent à coucher la morte sur des pelisses.
« Pauvre jeune fille, — nmrmuraient les bergers pleins de pitié, — morte à la fleur de l âge, »
Le jeune homme se jeta près de la morte, il voulait réchauffer les pieds et les mains de la vierge et baisait Les yeux à jamais fermés, pour leur
donner, sans doute, sa vie à lui, dans un de ces baisers.
« Allez, préparez un brancard, — dit-il aux autres bergers, — je veux emporter cette jeune fille avec moi dans les montagnes. Ma mère connait tant de remèdes, qu'elle saura bitn rendre la vie à cette vierge endormie.
— Cette jeune fille t morte, — dirent les bergers.
— je ne peux pas le croire, elle est si belle. Oh ! regardez-la seulement :
cette jolie figure, ces petites mains, si frêles et si délicates ; tout cela retournerait à la froide terre! Non!
non ! Allons! dépêchez-vous, apportez un brancard. Oh f il y i encore de la vie dans ce corps, les doigts sont encore souples : tant de gens que l'on croyait morts sont revenus à la vie. Priez en chemin, priez à la cha-
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