‹ Révélations puisées dans les cartons des comités de salut public et de sureté générale, ou, Mémoires (inédits) de Senart, agent du gouvernement révolutionnaire (volume 2)Chapitre 174 sur 190 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Appendice obligé au chapitre précédent.

4a. Qü’ovt produit nos discordes civiles ? Des désastres, l’oubli de tous les principes conservateurs, des crimes odieux, le malheur des peuples, le mépris de toute croyance, le renversement des autels, l’exil ou l’assassinat des ministrès d’un Dieu de paix, le déplacement des fortunes , la dépravation des mœurs , le mépris de la puissance paternelle, l’ébranlement des trônes, le renversement des dynasties , et lepouvantable horreur qui s’attache au régicide.

43. De nouvelles fortunes se sont élevées, fruit des exactions les plus honteuses : elles insultent à la misère des citoyens.

Le sang des hommes a coulé, des tètes augustes ont été flétries, l’impiété a fait entendre ses blasphémés, et la France fut long-temps un vaste théâtre de deuil.

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Pourquoi tant d’horreurs accumulées?

Pour de vaines prérogatives.

Pourquoi le repos du monde a-t-il été troublé?

Pour le seul intérêt de quelques ambitieux prêts h trahir tour à tour le prince et la patrie.

Ah! disons- le franchement, la légitimité des trônes n'est pas une convention qui nous vienne des hommes : seule elle met un terme aux vaines prétentions de l’orgueil; chacun prend sa place dans les monarchies héréditaires ; et si l’illustration my peut appartenir à l'audace * elle est toujours due aux longs services, aux talens et aux vertus *.

44« Que si des Niveleurs alors osent proclamer des doctrines funestes ; s'ils osent porter atteinte aux droits acquis; s’ils osent troubler le repos de l'État par de sourdes intrigues; s'ils osent mêler k Fèsprit du temps l'esprit dangereux de parti; s’ils osent soudoyer des satellites contre le pouvoir légitime, qu’ils deviennent l’objet d’une justice sévère, qu'ils soient frappés du glaive fie la loi.

* Los institutions naturelles durent toujours, ou si elles sont interrompues, elles renaissent comme ces rivières qui, ayant coulé quelque temps sous la terre , vont ressortir à quelques lieues de là. Il nTy a que les institutions contre nature qui naissent, croissent, pèsent, oppriment; ennuient fatiguent , et disparaissent pour jamais.

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45, Que des lois exceptionnelles contiennent leurs complices, et que la douceur du gouvernement représentatif fasse pour un court espace de temps place aux rigueurs du pouvoir absolu; que le prince, investi d’une dictature salutaire, puisse effrayer tes criminels, en vengeant la paix publique, 1/intérët général de l’État u’est-il pas au-dessus des intérêts particuliers?

[\6. Au reste, si des circonstances imprévues ont donné naissance à des lois exceptionnelles, tout annonce que ces lois doivent tomber avec les motifs qui avaient déterminé leur adoption*

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