CHAPITRE X
Seconde partie sur la conspiration de la Vendée* — Trahison, des ministres.
Quelque temps avant que la Vendée n’éclatât , les approvisionnemens en pondre à canon se firent pour les rebelles. Un ministre, proleeteurdu traître qui devait leur porter cette même poudre, en fit accorder par le conseil exécutif soixante milliers , sous le prétexte de la faire armer. Une lettre écrite par Ciavière contient des expressions qui décèlent cette trahison. Les moyens de l’obtention, celle direction, et quelques écrits indiquent une opposition formée. Or , les observations sur l’emploi de celte poudre, le préjudice qui en résulterait , ainsi que les divers renseignemens sur ce fait , existent dans les cartons; et, h cette occasion , on fit un travail pour la suppression du conseil exécutif. Le nom de celui à qui cette poudre paraissait destinée , est , je crois , Btdermann j il était , autant que je puis me le rappeler, négociant : c’était vers un port qu’elle devait être conduite.
MEMOIRES DE SENÀÉT,