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places d’fcxécution; sur le genre des discoureurs. Dulac et Dumonceau étaient souvent occupés à ces observations. Plusieurs des tableaux portaient des remarques curieuses et intéressantes, celle-ci entre autres : qu’une députation du comité révolutionnaire de Paris s était, à l’ouverture d’une séance, dans le mois de nivôse au II, plainte injurieusement de l’acquittement et de la mise en liberté d’un cordonnier accusé d’infidélité dans des fournitures aux armées , et avait même menacé les jurés ; que cet outrage fut approuvé de Fouquier qui dit qu’il en était bien aise; que l’avis de Fouquier fut applaudi des habitués de l’auditoire. En marge de cette note était écrit : Point de recherches , afin d assurer la punition des grands coupables.
Un autre tableau indiquait que Naullin, faisant fonction d accusateur public , et ayant cru s’apercevoir que deux témoins étaient évidemment faussaires , requit qu ils restassent sous la garde des gendarmes. En marge de ce tableau était jointe une noie où il était question du blâme que le comité de sûreté générale avait fait éprouver à Naullin ; d’une lettre écrite par Élie Lacoste à Naullin ; et il était en outre fait mention de la mise en liberté de ces deux témoins. L’impunité de l’injure faite par le comité révolutionnaire a produit de grands maux; les effets de cet outrage à la justice, à la vérité, non réprimés par le tribunal, approuvés par le fonc-
tiontiaire du ministère public, et tolérés par le comité de sûreié générale, ont été désastreux; l'impunité d'un faux témoignage, la censure du magistrat qui voulait le réprimer sont des torts réels envers la nature eL l'équité; torts impardonnables et irréparables.
Souvent les tableaux portaient ces remarques importantes ; la présence des membres du comité de sûreté générale était utile, le peuple les a reconnus; tantôt, leur présence a intimidé les accusés.; tantôt, elle a fait plaisir au tribunal; tantôt, elle a paru inquiéter le tribunal; souvent,, elle a imposé silence au défenseur; tantôt, leur présence était approuvée dans l'auditoire1; tantôt et souvent, elle était improuvéc des vieillards : des gens vêtus proprement manifestaient entre eux , mais secrètement, leur improbation, leur sensibilité ; les femmes mal vêtues et les en fa os les voyaient avec plaisir; tantôt et presque toujours, Ion applaudissait aux ironies envers les accusés , au grand nombre de ces accusés, aux sorties du président ou de l'accusateur public contre les accusés; les applaudissements venaient toujours des i mêmes personnes, des femmes habituées du tribunal, et surtout de celles de ces femmes qui étaient mal vêtues; souvent, le défenseur a dit. peu de chose et ne mettait pas grand intérêt à ce qu il disait; quelquefois pourtant , les habituées ont hué les défenseurs; souvent, elles ont hue
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les accusés. La dénouai Dation des membres du comité était presque toujours la même et indiquait Va.dier, Àmar, Voulant! , Moïse Bayle , mais le plus souvent Vadier et Youland.
Les observations ont exprimé que quelques murmures avaient eu lieu dans l'auditoire et plus encore hors de l'auditoire au sujet de larrestât! oa de certains défenseurs officieux , et surtout de ce que quelques-unes de ces arrestations avaient été ordonnées par le comité de sûreté générale- Ces mêmes observations rendaient compte que des. défenseurs officieux s entretenaient hors de l'auditoire des dangers qu’ils couraient 7 de l im-r possibilité de défendre suffisamment tes pi'é venus , des menaces r des reproches qu’on leur faisait au tribunal révolutionnaire , et de quelques traits odieux quils rapportaient entre eux- L'on m'a dit au tribunal j observait l’un : « Çest inutile de dé- « fendre un tel : il sera guidolbïé* quelque chose que vous disiez, autre répliquait ; On a osé me dire : <{ Un tel sera guillotiné; quelque chose n que vous disiez , cette personne y passera. » Ce s observations indiquaient aussi quelles étaient les sommes qu'ils S£, faisaient donner, et rapportaient une expression triviale ; Î{i/G^ei^i^e^ujnalad^ pAVt servir ait médecin* Les tableaux d'observations partaient souvent : Les accusés bravaient la mort * souvent j ils avaient, de la sécurité - souvent, ils ont phiiiiL- le peuple; souvent , ils qui enpservé une fer-
meté étonnante. Cette fermeté des accusés était surtout remarquable lors des grandes fournées. Les observations faites dans les salles des témoins citaient l’acharnement de quelques témoins et les encouragemens que leur donnaient ceux qui les entouraient. On rapportait les expressions infâmes et cruelles de quelques gendarmes et huissiers du tribunal ; on montrait les habituées des audiences accourant , lors du départ des condamnés, pour crier bravo devant les voitures des patiens; des enfans , des polissons , des gens mal vêtus suivant et précédant les voitures. On rapportait des expressions barbares : Allons, allons à la guillotine, cela en vaut la peine. D’autres disaient : Il n’y eu a que douze , il n'y a pas de plaisir, je ny vas pas; avec cette différence cependant, que les vieillards et les gens bien vêtus, la majorité du peuple, ouvriers ou autres, manifestaient de la sensibilité, murmuraient même , quelques-uns de voir des députés, lors des exécutions, sur la place , des spectateurs hors des groupes grimper sur des pierres pour compter les têtes tombées. Les uns disaient : Paul coquin, a chaque chute du glaive; d’autres s’écriaient : Bravo, et à chaque patient disaient : Àh! c’est bon! D’autres s’en allaient en disant : (Test le petit panier; d’autres, lorsque c’était fini , disaient : C’est dommage , il n’y en a plus.
Une pièce importante trouvée dans les carions, était un avertissement donné au comité