CHAPITRE XXII
Pour se justifier de l'inculpauoa que j'articcde, qu îU représenteot 1^ pièces et qu'ils disent pour-* quoi^malgré toutes] le» recherches faites par ordre ' du Qpmitëde sûreté générale , elles n^ se trouvent plus? Après le g. theraiidor 9. Cbalmel destitué, chassé par; le peuple de son poste,, fut placé au comité d'instruction' publique par TalUen , qui pro- ^tégea/ et y mit aussi ce, même Clément de Bis^. Tallien' a de nouveau intrigué et surpris au comité de sûreté générale la mise en liberté de ce Case* nac3reton, de la femme Scjia et de Fleury, arrêtés pour la troisième fois.
^ Qu'eût fait de pljLisle chef de l^^ conjuration? et par cette conduite , qucTalliQU^-tril fait de moin^. que n'eus i|aiit un complice ?
Aux pièces de Cazenac était joint: un procès* verbal: du consei) général de la commune de Chinon, dan6 lequel figurait ce Caz^eoac refusant son adhésion à la mprt de Capet : c^ refus était rappelé . par'deux délibérations; Tune du g et l'autre du 19^ février 1795. A ces pièces oi). avait encore joint ,des lettres de labbé Lebreton, prêtre réfpactaire déporté en Espagne, et le procès-verbal de ses menaces; contre la Convept^on.
Quel fut l'usage que. fil ce même Qaasenac Breton de ses intervalles de liberté? Il^ aida les Ventdéensà prendre Cbinon; il. fut aurdevant d!eux et; les reçut che^^- lui^ aipsi qu'il réstjjle des articles référés, au jiuniéro cent soixaqte-^quatre du procès-
aj8 MÉMQIRES DE SENART.
verbal du ^6 juillet 1793. Ce ne soat pas les seuls ' complices des Vendéens qire Tallien a protégësl
Un nommé Léon Cazenac y frère de ce Cazenac Breton , convaincu d^espionnage , et trouvé porteur de pièces de conviction à l'armée républicaine , pièces dont Tallien avait connaissance, fut envoyé à Tours. Tallien fit plus que de lui donner sa liberté , il ordonna que ces mêmes papiers, quoique > preuves de délit, lui seraient rendus; cet arrêté est signé de Tallien lui-même. Le pouvait-il? Devait-il lui remettre les preuves de ses délits? Il n'ignorait pas qu'il était déserteur de l'armée républicaine d'Italie; qu'il était espion de la Vendée; qu'il avait recruté pour le château de Capet avant le 10 août. Quel usage a-t-il fait dé la liberté que Tallien lui donna? Il obtint un poste df confiance dans la place de Perpignan, et ce fut à celte époque que Perpignan éprouva la trahison dont l'Espagne sut profiter. Remarquez bien que son frère Cazenac Breton entretenait, ainsi qu'il est constaté ci-dessus, correspondance avec l'Espagne et les autres coalisés.
Tallien a-t-il pu mieux servir les ennemis? Que pouvait-il faire de plus? Un nommé Malcombe, administrateur du département d'Indre-et-Loire , demeurant à Tours, correspondait avec les rebelles de la Vendée. Il avait son frère qui était officier chez les rebelles, et qui y fut tué. Malcombe, désigné comme complice des Vendéens,