‹ Révélations puisées dans les cartons des comités de salut public et de sûreté générale, ou, Mémoires (inédits) de Sénart, agent du gouvernement révolutionnaireChapitre 116 sur 117 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

fut coûvaiacnde ce crime par soixante pièces ma«^ térîelles , preuves certaines et irréfragables. Ces pièces furent remises à la municipalité. de Tours, qui les transmit au district , lequel les fit parvenir au département. Alors Obalmel, qui était encore secrétaire , se trouva chargé de ces pièces. Tallien les vit, et, fidèle au système de la conjuration, d'un . coté H donna la liberté à Malcombe , tandis que de l'autre Chalmel supprima les pièces qu'en vain le comité de sûreté générale a réclamées. Malcombe continua ses relations avec lesW^endéens, et fut, pour ce fait, arrêté de nouveau par le comité de sûreté générale. Tallien lui écrivit des lettréis d'in^ time consolation dans sa prison , maison de l'Oratoire à Tours j ses lettres furent vues des autres prisonniers. Après le 9 thermidor, Tallien a surpris la liberté de Malcombe.

La veuve Capet avait été en correspondance a Chinon avec un nommé Poirier, ex-avocaf, condamné depuis pour ce fait au tribunal révolutionnaire. Poirier fut amené de Chinon à Tours, el conduit de Tours a Paris. Tallien est allé le voir dans sa prison à Tours. Le fils aîné de ce Poirier , nomme Poirier-Beauvais , était chef des rebelles, et commandait une division d'infanterie. Ce fut lui qui, dans la suite des événemens, marcha sur Chinon , lieu de sa naissance, et prit cette, place. Ce Poirier, avocat, avait un autre fils, frère de ^e ♦. dernier, nommé Poirler-Bournaîs, domicilié à

'KQun^ ÇifutjQQn^Mté^ le ^Q ruars 1795,. qiie,ca Foi^el;*^Bowl|]»^teJ:uLUsa;^)aîsp^ c]ps.Q9et recevait cbQ;s. ï^i y p^daût la nqijt^ des v^akure^ de, gens ^braQger8;9t;Sti9pecis. SaqofjfipUqité, aes relalioos ay^c le^ Yei^deenS; fpi?eat dQooncées.i prouirées màterielkjafi^nt ; il f^t inq^ricé^iQ ^.n[iai« XalHeo le

fititeeltr]6:qalibçri^..

L^ f^o^e de Lex^géoëral QqétiDeau, dont la qpqspirs^UpA e^i, nqtuire > fut arrêtée àTours ,.ayant %w ^IJfjb des. pièces qpî prou^aiépt qu'elle, était po,0|pUce/4^ sgfk msivi > crime, dpnt elle fat cppyaiûCMfi, par spp i^ti^rogatpir^ cqonu de Tall^^a qDi;^ p^r fipïâ. ai;iC9té da SJuip^ ijygfS^.la mit ep Iw ]>ierft^,: Qi^j^ cptle prptectiop ne riqsta pas Iqng-» tepdpf ii^puoie; Içs pièpef d^ conviclipi:! par-* vipirept; 2^|i qqmU4 de siûriet^ gép^rale. J&lle s était réfugiée à Paris y et ell^ y spl^it^.avec Sùfi mari, )a peine due à lei:^r« crim^ ; celte coadaconation fwtî pr^pQpc^Qsur le$ :P(4siii«s,pîècess parlesqudlf^ SAvCppipUp^té ddP9 k eqpjpiratipp ayalt été qopfct^té^^ . , .

: Mais si; SA mise eq libectp fut un acte de. partialité /et un d^lXt.qqtitfieilaTépqklique» elle doaqa c^pr^ lieu.àu)^ Orgîïss le^ plus obs^cènes; les, plus 4^g9^tai)tf«;9.1$.S: pluf^ ordut^ièce^^ LVrèté de mise ^ lijb^rté fjut. signé dp Tallieu et de Gartra à la sMiiPi d'un souper^ liecteur» sQiivej[ie9^Y4)u3.si4ri0ai i|up:<:$ ftil le)our dp la prise de Saumur par les

* CHAPITRE XXIU ad A

rebelles.. Si TalUea n'a pas oublié les scènes du fiouppr qu'il fit avec le citoyen, Carra, à la suite du»- <;^uel l'arrête, de mise en liberté fui signé et rédigé, a.u miUei^dos bouteilles y da.Qs la licence de la dé^ bauche; le$. républicains n'oublient pas non plus que la protectiop accordée aux chefs complices des rebelles de UYendée , eut pour date et pour époque liç succès des rebelles et Ja trahison envers les.i:épu« blicains. »

Il ne faut pas perdre de vue t{ue ce fut par des arrêtés des,i5 et i6 mai 1793 , à l'époque où la Vendée s'augmentait et où les républicains

' étaient trahis., que grâce à Tallien et sous ses yeu^b, et par; lie moyen de sommes considérables qpe Içs cl^efs, les complices, les correspondans d^ rebelles de la Vendée, nobles, conjurés^ prêtres, fanatiques, furanl^mis en. liberté. De cette impunité, qu'estril résulté? Que les émigrés et.les rebelles avaient à. Tours , chez l'ex-manquis La Fé-^ rière.^ un bureau dje correspondance et de dépôts qe qju!^tteste le procès«verbal,des commissaires du district du jd.germinal an II vcorrespo^dance dont Foreau, ex'-avpçat, était le rédacteur. U en est ré* suUéque l'on rapprovisionné les rebelles enblé,daj|s un temps où le peuple de Tours manquait de pain ; et que ces approvisionoemens noctwpes étaient Ip

> fait de quelquesmembres des autorités constituées^ ce qui. fut constaté, par le pr0mi0r comjté révolu-

uSa MÉMOIRES DE SBNART.

tionnaire qde je présidais^ le i4 brumaire an IT. Il ea est résulté que les rebelles furent également approvisionnés de poudre a canon ^ et qu alors ^ à l'époque de mai 1793, la poudre délivrée aux troupes républicaines était mêlée de poussière de charbon : fait consigné sur les registres de la premiète commission militaire que je présidais. Il en est résulté qu'ils ont été approvisionnés de boulets de canon par Meunie1r«-Badger en correspondance avec son beau-frère alors en Angleterre , ce qui fut constaté par les procès-verbaux des commissaires du comité de sûreté générale , Tan II. Il en est résulté que ce même Cazenac-Breton accaparait pour eux le numéraire , et qu'Ulriot-Courbières , qui tenait une caisse pour les émigrés^ faisait passer le numéraire dans la Vendée ^ ce qu'ont également constaté les mêmes agens du comi|é de sûreté générale y lesquels ont en outre démontré que la femme Boistenant et sa fille correspondaient avec Boistenant , émigré alors campé avec nos ennemis dans la forêt de Normalle, d'après cette correspondance saisie chez elles lors de leur arrestation. Il en est résulté que les torches du fanatisme n'en ont été que plus ardentes, et dès -lors sont venus tous les malheurs qui ont désolé le pays; dès-lors les rebelles de la Vendée devinrent plus téméraires , élant secondés par ceux mêmes qui étaient chargés de les combattre. Tallien , que tes crimes sont grands ! que ta perfidie fut coupable l

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