CHAPITRE III
Proj^ de d'Orléans, pour se ùâte ptodamer rei ^ et iaire assassiner une partie de TAssemblée constituaDtr.
Dav» le même carton contenant c^iielqaés pièces de la faction d'Ortéans y j'ai trouvé des r«nseign«^ ro^og précieux sur les crimes de d'Orléans^ et noM tiaiînntiient eeux-'ci. Il avait ëtéinsthue ^ en 1790^110 tril>uQal eoûip<!)6ë des diverses chambres du Chald-i lell> présidé par le lieutenant cIyH^ pour juger des ' délits de conspiration. Des pièces qui y ëtaictit déposées prouvaient le complot tramé par d'Of^ * léans pour se faire proclamer roi par le peuple de P^ris;' pour empoisonner 6u assassiner la^ branche régamte^ et faire é^^orger une partie de l'Assefn^ blée constituante. Et d'Orléans, et ses comjÂîced ^ craignant l'effet de ces preuves, avaient voulu faire piller ou brûler le Châtelet le jour de la Pentecôte 1790. La garde nationale s'y porta; c'était esj ! vain que San terre avait préparé un mouvement j dans le faubourg Saint-Antoine, les séditieux! furent dispersés. Les déclarations > contenues au** carton dont je parle , indiquaient même comment les pièces avaient été séquestrées après la cessation ; des tribunaux, et quels étaient les auteurs et com-
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plices de ces dîfierens délits. On conçoit aisément que la compKcîté de certains personnages avait déterminé le silence çujr c.e$ pièces. Je les ai vues et analysées daàs le travail sur les relations de Feztérieur ; elles onl été repises dans le même carton» , ' La notoriété indique encore les mouvemens dirigés sur le Châtelet le jour de la Pentecôte 1790; quelque couleur qu'on leur ait donnée y en voilà la vraiceause.
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22 MÉMOIRES OE SElTART.
CHÀPri'RE IV.
Oésji^ation de quelques . coupables des massacres de Kimes. .
Je ne retracerai point les horreurs des massacres de Nîmes , elles répugnent au souvenir et coûtent trop à l'humanité; } ai promis de ne rien répéter de ce que d autres ont écrit, mais de transmettre ce que je sais, ce que je crois ne pas être conau. Ma main glisse d*effroi sur la description des massacres de Nimes , je me borne à dévoiler les coupables, leurs complices e^l leurs partisans. Je ferai observer en passant que, près de la Vendée, se réunissaient les scélérats les plus consommés; je me réserve à démontrer que d'Orléans la forma , que Pitt la dirigea, que là se rendaient les scélérats les plus indigne^ de tous les pays.
Comme procureur de la commune de Tours , je poursuivais les monstres qui infectaient cette ville. Des déclarations des 7 et 8 mars 1795, m'indiquèrent comme coupables de ces horreurs le baron De Labaube , officier municipal , et Ogier^ jugemage de Nîmes. Ils étaient réfugiés à Tours, dans la maison du nommé Fleuri, garde-du-corps de Capet, domicile de la veuve Papion, chez laquelle